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lundi 25 mars 2024

Le beurre de pomme à la mijoteuse de monsieur M. Pilon

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Le beurre de pomme à la mijoteuse de monsieur M. Pilon


Comment ça se fait qu’y a pas de recette de beurre de pomme sur ce blog ?

J’ai l’air d’un gros tout tout nu sans cette recette classique.



Alors j’ai volé la recette de monsieur M. Pilon. (Ne lui dites pas, ça reste entre-nous, d’accord ?)

Y’a des gens qui insistent à mettre du beurre dans leur beurre de pommes. J’ignore pourquoi. Je présume que c’est une improvisation qui est venue avec la traduction. Si on n’avait jamais modifié la moindre recette dans l’Histoire, ont seraient encore tous perchés dans des arbres à se piquer des bananes. Il n’y a pas de beurre dans le beurre de pommes de monsieur M. Pilon. Il n’a jamais essayé, ni même cherché une recette avec du beurre dedans.  Ni moi non plus.


Le beurre de pomme date du Moyen Âge en quelque part pas loin de la Belgique ou même dedans. On apple-ait ça du appelstroop en néerlandais à l’époque, et c’est toujours du appelstroop de nos jours dans les pays civilisés. Sauf en Amérique du nord ou on nomme ça du beurre de pomme parce qu’on est tous des maudits sauvages. Le ‘stroop’ dans appelstroop se traduit par sirop, pas par beurre. Le terme beurre fait uniquement référence à sa consistance tartinable. Le stroop (sirop) n’était pas sirupeux, il était plutôt beurrable. Le stroop faisait référence à la caramélisation, pas à la beurrabilité (consistance). On dit ailleurs que les Schtroumpfs auraient schtroumpfés du stroop de champignons à la salsepareille  (sarsaparilla paddosiroop), mais j’ai pas trouvé de recette, désolé.


Revenons à monsieur M. Pilon. Si vous faites une recherche pour monsieur M. Pilon, vous trouverez quatre autres recettes que je lui ai piqué. Ca reste entre-nous n’est-ce pas ?


Il travaille dans un bureau, monsieur M. Pilon.

Il n'aime pas sortir pour aller luncher monsieur M. Pilon.

Il aime bien manger seul, dans son cubicule, monsieur M. Pilon.

Il aime bien la routine monsieur M. Pilon.

Il ne met plus son bocal dans le frigo du bureau sinon il se le fait piquer, monsieur M. Pilon.


Monsieur M. Pilon le fait à la mijoteuse dans la nuit du samedi au dimanche à tous les deux mois. Ça lui donne huit bocaux de 250ml. Oui monsieur M. Pilon est un accro du beurre de pomme. Il en consomme deux fois par jour à tous les jours. Je vais vous raconter comment a commencé son problème de dépendance. Un jour, il s’est aperçu qu’il avait des bocaux de compote de pomme qui datait de plus de deux ans. Durant une pause au travail, il a été sur un forum pour savoir si il était dangereux d’en consommer. Il s’est fait répondre que ça alliait lui dévisser le nombril et que ses deux fesses allait tomber. La il était inquiet, car il est assis à la journée longue devant un écran. Sans les fesses, ce serait moins confortable.


Plus tard dans la journée, quand il est revenu chez-lui, il retourné voir sur le même forum et on lui a répondu qu’il pourrait faire du beurre de pomme avec et qu’il pourrait garder ses fesses. Il fut rassuré, mais il ne savait pas comment faire du beurre de pomme. Il a été voir dans le Guide Bernardin qui est célèbre pour… ses mauvaises traductions en français. La recette prévoyait du cidre de pomme !?! qui est la mauvaise traduction de apple cider, qui en fait est du jus de pomme brut, non fermenté. Monsieur M. Pilon n’en avait pas, et il voulait faire cette recette au plus vite pour éviter la chute de ses fesses. Monsieur M. Pilon a beau être un peu crédule, c’est pas un con. Il a ouvert un de ses bocaux et l’a brièvement reniflé. Ça sentait bon et son nombril ne chatouillait pas, alors il a mesuré le pH avec une bandelette. Ça donnait pas loin de 2 pH et il fut rassuré. Il a donc versé tous les bocaux de sa compote dans la mijoteuse et a ajusté le reste des ingrédients. Il a allumé sa mijoteuse et est allé se coucher. Durant la nuit, une odeur merveilleuse l’a réveillé. Il s’est dit que ça allait être rudement bon ce truc-là ! Il n’a pu s’empêcher de relever le couvercle et de sentir cette merveille en remuant.


Il s’en ait mis plein les narines et c’est comme ça qu’il est devenu accro, voilà!


Il a appris à faire du beurre de pomme convenablement depuis, sans partir de compote risquant de faire tomber les fesses un de ces jours.


Le rendement va varier selon biens des facteurs, dont l’interprétation de cette recette, même si vous pesez les ingrédients au gramme, et même si votre mijoteuse est précise au centième de degrés Celsius. Avec des pommes, peu importe leurs variétés, ce sera amplement acide pour la mise en pots de manière sécuritaire. Même l’ajout des sucres est facultatif. On la faisait sans ajout de sucre au Moyen-Âge quand les gens civilisés nommaient ça du appelstroop. Le sucre va tout accélérer, vous en aurez plus, et ce sera plus cochon.


Ingrédients :


  • Trois kilos (pesé brut) de jolies pommes de la variété que vous voudrez, vous pouvez mélanger les variétés si vous voulez aussi. Les plus dures prendront plus de temps à cuire et les plus sucrées vous donneront un meilleur rendement. Les locales sont recommandées. Monsieur M. pilon prend Empire et McIntosh, moitié moitié. Des fois il profite d’une promotion et change de variété, ça ne change pas grand chose è la fin.
  • 1 tasse (210 g) de cassonade (pâle ou foncée)
  • 1 tasse (200 g) de sucre blanc
  • 1 c. à thé de canelle (certains en mette trois fois plus)
  • On pourrait ajouter du clou de girofle, du piment de la Jamaïque, du tout épice, de la muscade, de la vanille, de la coriandre etc. mais monsieur M. Pilon n’ajoute rien d’autre qu’un peu de cannelle.


Procédure :


Laver les pommes, les éplucher et les couper en quartiers puis en tranches.

Monsieur M. Pilon n’a pas de gadget pour faire ça. Il utilise simplement la méthode du super beau bonhomme Joshua Weisseman dont la chaine Youtube est à la fois très éducative et hilarante. J’y suis abonné, mais pas monsieur M. Pilon.


Un clic sur l'image pour la courte vidéo en anglais


Avis à toutes, Joshua Weisseman, porte un jonc, alors gardez les demandes en mariage pour moi.


À mesure que vous coupez les pommes, placez les dans votre grande mijoteuse. Si elle est petite, faite la moitié de la recette.


Vous saupoudrez des sucres et de la cannelle vous mélangez pour bien enrober. Vous placez le couvercle en le gardant entre ouvert, et vous réglez la mijoteuse pour 10 heures à feu doux. Placer une assiette vide au frigo, et allez faire dodo, vu que monsieur M. Pilon fait ça le samedi soir. Durant la nuit, votre demeure va se remplir de parfums d’automne envoutants, et plus c’est petit chez-vous, plus les risques de tomber accro sont élevés.


La concoction druidique aura presque réduite de moitié, et c’est très chaud. Il ne faut pas tomber dedans. Monsieur M. Pilon porte des manches longues et enfile ses mitaines de four pour réduire le tout en purée bien lisse avec son mélangeur à immersion, le dimanche matin. Il y va a basse vitesse pour pas en éclabousser partout. Il a eu sa leçon la première fois.


Mettez en une cuiller de côté dans l’assiette froide. Ça servira à deux choses. En refroidissant, si vous voyez du liquide transpirer autour de la masse, ça pourrait mijoter encore un peu. Puis vous y goutez pour voir si vous n’ajouteriez pas un petit quelque chose comme une épice fétiche par exemple. Monsieur M. Pilon laisse mijoter encore pour deux heures à découvert. Ça devient assez foncé. Il empote toujours 8 bocaux et a un petit surplus qu’il gardera au frigo.

Laisser refroidir un bon 15 minutes avant d'empoter, c'est chaud


Monsieur M. Pilon suit toujours mes instructions pour la mise en conserves.


* Stériliser 15 minutes pour les bocaux de 125ml, 250 ml et  500 ml.


Si vous mettez du beurre dedans, ça va vous dévisser le nombril et vos jolies petites fesses vont tomber.

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mercredi 15 septembre 2010

La soupe au poulet de monsieur M. Pilon

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Il travaille dans un bureau, monsieur M. Pilon.
Il n'aime pas sortir pour aller luncher monsieur M. Pilon.
Il aime bien manger seul, dans son cubicule, monsieur M. Pilon.
Il aime bien la routine monsieur M. Pilon.



Voici ce que monsieur M. Pilon mange à tous les lundis midi.

Un pilon de poulet entier baignant dans un bouillon riche, avec des petits morceaux de légumes et plein de vermicelles asiatiques !
Pour monsieur M. Pilon, y'a rien de mieux les lundis midi !

Cette recette se prépare en 15 minutes, se stérilise en 60 minutes, et se sert en mois de 5 minutes. Elle vous fera 18 repas par lot, en pots de 500 ml. Oui vous faites 18 lunchs en réserve, en 20 minutes de travail.

Il est un peu paresseux monsieur M. Pilon, puis il trouve ça dégueulasse de manipuler du poulet cru, c'est pourquoi, il laisse la peau. Mais si il voit un gros morceau de gras, il le coupe. De toute façon si il la retirait, je parie que le pilon serait complètement défait pendant la stérilisation.

Si on sait faire bouillir de l'eau, on peut faire la soupe au poulet de monsieur M. Pilon.

Cette recette se fait très bien quand on a des tasses et des cuillers à mesurer, autrement, ben... faut se débrouiller.

Ingrédients :
  • 18 petits pilons de poulet
  • 2 kg de macédoine surgelée (haricots verts, carottes, maïs, petits pois, fève de lima)
  • 3 litres d'eau
Pour chaque bocal : (je vous recommande d'essayer d'abord avec 6 bocaux, puis d'ajuster selon votre goût)
  • 1 c. à thé de levure alimentaire
  • 1/4 de c. à thé de sel
  • 1/4 de c. à thé de poivre noir frais moulu
  • 1/4 de c. à thé persil séché
  • 1/8 de c. à thé d'origan séché
  • 1/8 de c. à thé d'ail séché granulé
  • 1/8 de c. à thé de paprika
  • la moitié de 1/8 de c. à thé de curcuma
  • une pincée de thym séché
Au service :

  • Une petite portion de vermicelles somen avec un joli petit ruban rouge (ou tout autre nouilles asiatiques à cuisson rapide qui ne foutent pas le bordel en les séparant)
  • Une échalote Québécoise (ciboule) en rondelles
  • 2 ou 3 feuilles de basilic frais

Procédure :

Porter 3 litres d'eau à ébullition.

Pendant que ça chauffe, aligner vos bocaux propres et chauds, et placer dans chacun d'eux, un pilon de poulet à l'envers. Il ne faudrait pas que l'os dépasse la ligne de remplissage. Sinon coupez-le à l'aide, d'une cisaille à volaille, d'un couperet, ou même d'un sécateur de jardinage.

Ajoutez les autres ingrédients un à la fois.

Vous serez probablement interrompu par l'ébullition de l'eau, c'est le temps d'y verser vos deux kilos de macédoine surgelée, de couvrir et de poursuivre votre merveilleux travail.

Votre merveilleux travail sera surement terminé quand la macédoine aura reprise son ébullition et aura mijotée 5 minutes.

Passez la macédoine au dessus d'un contenant pour récupérer le bouillon.

Répartir la macédoine dans chaque bocaux (3/4 de tasse par bocal et on arrive assez juste)

Emplir vos bocaux du bouillon de la macédoine en laissant 1 pouce (2,5 cm) d'espace sous le goulot.

Suivre ces instructions pour la mise en conserve.

Durée de stérilisation de la soupe au poulet de monsieur M. Pilon à l'autoclave
  • 60 minutes pour des pots de 500 ml
  • 75 minutes pour des pots de 1 litre
Au service :

Monsieur M. Pilon a un sac à lunch gris, qu'il apporte au travail à chaque jour. Dans ce sac isolé, il y a toujours un grand bol muni d'un couvercle. Dans ce bol, il place son petit paquet de nouilles, puis un bocal de 125 ml contenant son basilic et sa ciboule hachée du matin.

Il retire le bocal de son bol, détache son joli petit paquet de nouilles, y verse dessus une tasse d'eau chaude, puis le bouillon contenu dans son bocal de soupe. Ça lui fera 750 ml de soupe bien consistante et bien chaude.

Il recouvre son bol, puis chauffe 3 minutes. Il remue les nouilles un peu puis ajoute les solides de sa soupe. Il chauffe encore 2 minutes.

Une fois de retour à son cubicule, il ajoute l'échalote et le basilic et remue de nouveau. Il savoure lentement cette soupe généreuse en comptant les mois qu'il lui reste avant sa retraite, avant de n'être plus l'employé MPIL-06437.

Ça fait plus de 30 ans que monsieur M. Pilon se retient de lancer l'os à son superviseur. Il en a envie, à chaque lundi.


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samedi 9 août 2025

Les cubes de porc à la bière rousse de monsieur M. Pilon (autoclave requis)

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Les cubes de porc à la bière rousse de monsieur M. Pilon (autoclave requis)

Monsieur M. Pilon aime les choses simples, mais sait comment bien les faire.

Il travaille dans un bureau, monsieur M. Pilon.
Il n'aime pas sortir pour aller luncher monsieur M. Pilon.
Il aime bien manger seul, dans son cubicule, monsieur M. Pilon.
Il aime bien la routine monsieur M. Pilon.

Monsieur M. Pilon aime aussi faire des économies, car il veut prendre sa retraite au plus sacrant. Il surveille les spéciaux de tout ce qui pourrait se canner dans les circulaires à 06h05 à tous les mardi matins, juste après son pipi doré. Une semaine, il a vu que la longe de porc était offerte à bon prix.

Contrairement à moi, monsieur M. Pilon, ne prend jamais ses notes comme un cochon. Il sait que ça lui prendra 4.3 kilo de viande maigre pour se faire 24 bocaux standards de 250 ml. Chacun seront bons pour un copieux lunch du midi, seul dans son cubicule, au son des téléphones dont les appels ne seront pas répondus, pendant une heure. Il achètera plus de 7 kilos de longe pour la perte (qui n’en sera pas) et pour s’assurer de pouvoir se congeler des côtelettes pour les soupers. Il va congeler les bandelettes de gras pour se fabriquer des tournedos avec une autre viande plus tard.

Cette recette vous fera 24 pots de 250 ml standards. Je n’ai pas pu la tester dans d’autres formats, mais je vais indiquer la norme USDA pour les 500 ml et les litres. A titre indicatif, on a besoin de plus 3/4 de lbs (340 g) de viande pour les 500 ml et le double pour les litres.


Ingrédients :
  • 4,3 kilos de longe dégraissée.
  • 1,5 litres de bière rousse ou brune (il y aura un surplus pour votre gorgoton)
  • un glou d’huile
  • poivre au goût
  • certains mettrons 1/2 c. à thé de sel par bocal, monsieur M. Pilon en mettra la moitié
Procédure :
Monsieur M. Pilon va rincer et assécher ses longes. Il en fera ensuite des tranches d’un généreux pouce d’épaisseur, disons 3 cm. Puis il retirera le gras de chaque tranche. Il trouve ça plus facile pour barder des tournedos après. D’autres feraient autrement, à vous de voir.

Il en fera des cubes à mesure qu’il placera dans un gros bol et il va arrêter quand il en aura environ 4,3 kilos. Il va arroser la viande de bière, tout juste à niveau. Il va placer une lourde assiette en surface pour immerger la viande. La bière devrait remplir l’assiette aussi. Il va mettre ça ainsi au frigo ainsi, pour jusqu’au lendemain matin. La bière va dégazer, elle deviendra flat. C’est plus prudent pour éviter les débordements lors de la stérilisation, se dira il.

Pendant ce temps, il fera des côtelettes plus minces sans les dégraisser, puis les scellera sous vide pour les congeler.

Il fera de même avec les bandelettes résiduelles de gras. Puis il va tout débordéliser. Puis il ira savourer l’éventuel restant de Boréale Rousse.

Le lendemain, ll va délicatement verser le gros du liquide dans un autre contenant, puis il laissera égoutter la viande dans une grande passoire au dessus d’un autre bol, tout propre. Il va garder le tout au frigo pour encore une heure pour bien laisser égoutter la viande.

Bien entendu, il va verser liquide obtenu dans le même contenant que le premier.

Il va verser un glou d’huile sur les cubes de viande, les malaxer, les poivrer à son goût puis les malaxer de nouveau.

Il va placer 24 bocaux propres dans son lave vaisselle au cycle qui correspond à « ce qu’ils en sortent chauds à temps, pour vous ».

Il va préchauffer le four à 450° f (230° C) la grille au centre, puis couvrir le fond de deux tôle en inox impeccables de papier parchemin.

Il va verser les liquides dans une petite casserole, qu’il placera sur un élément de la cuisinière éteint pour l’instant.

Il va aussi placer un autre grand bol en inox sur l’élément au dessus de la cheminé du four.

Il va remplir ses deux tôle sachant que les plus petit morceaux iront au centre des tôles. Il sait qu’on ne peut pas faire de cubes parfaits partant d’épaisses tranches ovoïdes. Il va laisser beaucoup d’espace entre les morceaux de viande, presque autant que leur épaisseur. Si il manque de tôles, pas grave, il va alterner.

Ça prendra entre dix ou quinze minutes avant que la première tôle contienne des cubes de viande colorés à son goût, Il aura retourné la tôle aux 5 minutes, avant qu’il ne la retire du four, pour enfourner la seconde.

Il va évaluer si chaque cube de viande est caramélisé à son gout, ou si ils doivent être retournés. Il les veut dorés sur toutes leurs faces. Les morceaux qui seront prêts iront directement dans le gros bol placé sur la cheminée du four. Les autres vont y retourner pour un autre 5 minutes. Il va alterner ainsi jusqu’à ce qu’il ne reste plus de viande crue. Si un peu de liquide s’amasse sur une tôle, il va l’ajouter à la bière dans la casserole.

Quand toute la viande sera dorée, il va allumer le feu sous la casserole de bière, puis sortir les bocaux du lave vaisselle. Il va ajouter la mesure de sel (seulement un quart de c. à thé pour lui, la plupart des gens en mettrais le double). Il va entasser la viande dans ses bocaux en laissant un pouce d’espace sous la goulot puis il va couvrir de bière bouillante à niveau.

• 65 minutes pour les bocaux de 250 ml
• 75 minutes pour les bocaux de 500 ml
• 90 minutes pour les bocaux d’un litre



Suivre ces instructions pour la mise en conserves à l’autoclave.

Le matin il va vider un bocal dans un tamis pour récupérer le bouillon qui ira dans la sauce de son choix.

Il placera la viande sur un nid de riz puis napper le tout de la sauce.

Ce sera son lunch d’un jeudi sur deux.

dimanche 28 octobre 2018

La sauce pour pâtes à l'aubergine de monsieur M. Pilon

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Vous vous souvenez de monsieur M. Pilon ?

C'est lui qui a inventé la soupe au poulet de monsieur M. Pilon.

Il ne cuisine pas beaucoup monsieur M. Pilon,
il est un peu paresseux, monsieur M. Pilon,
mais ce qu'il sait bien faire, monsieur M. Pilon,
il le fait très bien, monsieur M. Pilon.

Les mardis matin, il place 3 tasses de fusilli cuits dans son plat allant au four à micro-ondes puis verse une généreuse couche de cette sauce dessus,  il parsème généreusement de fromage mozzarelle râpé, saupoudre de bon parmesan, puis y ajoute une gousse d'ail fraichement écrasée.

Ce sera son petit bonheur du midi, dans son cubicule. Il ne dira à personne comment cette sauce est moelleuse et délicieuse. Il garde ça pour lui, sinon ses collègues vont lui piquer ses lunchs au frigo.

Ça vous fera 18 bocaux de 500 ml et un petit restant à mijoter.

Ingrédients :

Une tête d'ail, pelée ainsi, puis écrasées du plat d'une lame de couteau.
2 bons glous d'huile d'olive.
4 tasses (450 g) (1 lbs) d'oignon haché en gros dés
1 gros poivron vert paré, en dés
1 gros poivron rouge paré, en dés
5 lbs (2,3 kg) d'aubergine moyenne, non pelée, en cubes d'environ 1 pouce (2,5 cm) (pesé brut)
4 bocaux d'un litre de tomate en dés (ou 4,5 litres de dés de tomates fraiches, pelées et épépinées)
3 bocaux de 125 ml de pâte de tomate (ou 300 ml de concentré de tomate)
500 ml de bon vin rouge sec
1 litre de carotte râpée grossièrement (râpées comme le fromage)
1 piment habanero équeuté puis haché menu (lavez-vous les mains après)
2 c. à s. de sel
2 c. à thé de poivre noir frais moulu
2 c. à s. de basilic seché
1 c. à s. d'origan seché

Procédure :

Il faut commencer par le chouchou; l'ail. Quand l'ail est écrasé, son jus s'oxyde et il préserve ainsi certaines propriétés bénéfiques qui seraient perdues lors de la cuisson. Je ne suis pas sur que ça va résister à la stérilisation, mais c'est une habitude métaphysique à prendre. :) 

Grâce à Blonde, on sait maintenant comment peler une tête d'ail en 10 secondes. Il suffit ensuite d'écraser les gousses une à une, en les pressant doucement mais avec insistance du plat de la lame d'un couteau, puis de hacher grossièrement. Elle s'oxidera pendant qu'on fera le reste.

Laver vos légumes et le préparer comme indiqué. L'ail est prête !

Dans un bon chaudron d'inox à fond épais, chauffer l'huile à feu moyen.

Y ajouter l'oignon et l'ail et cuire en remuant de temps à autres, jusqu'à ce que les oignons deviennent translucides.

Ajouter le vin, les tomates, le poivron, et l'aubergine. Porter à ébullition en remuant de temps à autres.

Baisser le feu, couvrir et laisser mijoter doucement pendant 30 minutes en remuant de temps à autres.

Ajouter le reste des ingrédients et bien mélanger, couvrir et laisser mijoter 5 minutes de plus.

Retirer du feu.

Vous avez gardé une assiette au congélateur n'est ce pas ? C'est un vieux truc pour gouter quand c'est pas trop chaud. Verser une cuillerée de sauce dans l'assiette froide et patienter une petite minute. Gouter.

Rectifier les arômes si nécessaire, monsieur M. Pilon y ajoute toujours le reste du vin, si il en reste... et une pincée de sel, pour la forme.

Empoter en laissant 1 pouce d'espace sous le goulot.

Suivre ces instructions pour la stérilisation à l'autoclave.


Stérilisez 50 minutes pour les pots de 500 ml
Stérilisez 65 minutes pour les pots de 1 litre

Ce qui est bien est qu'il en reste un peu au fond de votre chaudron. C'est le temps de faire bouillir de l'eau pour cuire vos pâtes.

On peut discuter de cette recette sur le forum.

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vendredi 26 octobre 2018

Le ragout de boeuf de monsieur M. Pilon

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Tout le monde connait monsieur M. Pilon pour sa soupe au poulet et de sa fameuse sauce à spaghetti à l'aubergine.

Il ne cuisine pas beaucoup monsieur M. Pilon,
il est un peu paresseux, monsieur M. Pilon,
mais ce qu'il sait bien faire, monsieur M. Pilon,
il le fait très bien, monsieur M. Pilon.

Voici son ragoût de boeuf en 7 pots d'un litre. C'est tellement bon qu'il s'en fait à tous les mardi le soir, et qu'il va se délecter du reste à tous les mercredi, à midi pile dans son cubicule gris.

Ingrédients :

6 lbs (2,7 kg) de boeuf en cubes
2 lbs (900 g) de patates pelées en cubes
2 lbs de carottes en gros tronçons
1 lb (450 g) d'onions en gros dés
1 lb de branches de céleri en gros tronçons
1 c. à s. de sel
1/2 c. à s. de poivre

De l'eau ou du bouillon de boeuf ( 2,5 litres environ)

Au service :

1 c. à thé de fécule de maïs diluée dans 2 c. à thé d'eau froide.

Procédure :

Une recette d'assemblage en bocaux à stériliser à froid. Une recette de paresseux.

Couper tous vos légumes, saler et poivrer, les mélanger, et les diviser dans deux grands bols.

Répartir la moitié des légumes au fond de vos bocaux. Tasser.

Répartir la viande au centre. Tasser.

Répartir l'autre moitié des légumes et tasser pour laisser 1 pouce d'espace sous le goulot.

Verser l'eau ou le bouillon pour laisser 1 pouce d'espace sous le goulot.

Suivre ces instructions pour la mise en conserves.

Stérilisez 75 minutes pour les pots de 500 ml
Stérilisez 90 minutes pour les pots de 1 litre

Au service :

Réchauffez à la casserole, et ajouter la dilution de fécule quand ça bout, tout simplement. Le reste ira au four à micro zondes avec plein de haricots verts le mercredi midi pour monsieur M. Pilon.

On peut discuter de cette recette sur le forum.

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dimanche 28 octobre 2018

Le pain de viande au bœuf, porc et veau, au champignons et aux tomates séchées de monsieur M. Pilon

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Le pain de viande au bœuf, porc et veau, au champignons et aux tomates séchées de monsieur M. Pilon

Vous savez que monsieur Pilon aime les choses simples ?

Tout le monde connait monsieur M. Pilon pour sa soupe au poulet de sa fameuse sauce à spaghetti à l'aubergine et de son magnifique ragout de bœuf pour paresseux. Aujourd'hui il récidive avec cette recette. Elle est prévue pour la chasse ou le camping, où on réchauffe le contenu du bocal pour 10 minutes immergé dans l'eau bouillante. Mais monsieur Pilon ne sort jamais de la ville alors, il le chauffe au four à micro-ondes du bureau.

Il ne cuisine pas beaucoup monsieur M. Pilon,
il est un peu paresseux, monsieur M. Pilon,
mais ce qu'il sait bien faire, monsieur M. Pilon,
il le fait très bien, monsieur M. Pilon.

À tous les mercredis, quand les nouvelles du sport commencent à Radio-Canada, il ferme la télé, comme à tous les soirs.

Il verse l'eau dans la bouilloire, appuie sur le bouton et l'observe bouillir, question de s'assurer qu'elle bout, l'eau, comme à tous les soirs.

Il remplis sa grosse tasse d'eau bouillante, puis y trempe son sachet de tisane camomille et tilleul, comme à tous les mercredis soirs.

Il s'assure de bien de nouer la ficelle autour de l'anse, pour éviter que l'étiquette ne trempe dans sa tisane, comme à tous les soirs.

Pendant qu'elle infuse, il remplis un plat allant au fours à micro-ondes de macédoine surgelée, va couper un petit carré de beurre pour aller dessus, va saler légèrement, puis place le contenant hermétiquement fermé au frigo. Il place dessus un bocal de ce pain de viande. Y'a pas de raison de le mettre au frigo, sauf que c'est pratique le matin quand c'est dessus.

Puis il va boire sa tisane assis sur son lit en regardant à travers la fenêtre. Il dépose sa tasse sur sa table de chevet, ferme le store de sa fenêtre, et s'endort.

Monsieur Pilon ne se souvient jamais des rêves qu'il a fait durant la nuit. Il ne sait même pas qu'il en fait, des rêves, mais pourtant il en fait. Ils sont perdus. C'est comme ça.

Le jeudi matin c'est de la marmelade qu'il met sur ses deux toasts de pain blanc. Il lave son assiette, son couteau et sa grosse tasse comme à tous les matins.

Puis il met son lunch dans son sac gris et va vivre sa journée dans son cubicule gris. Toute la journée il va rédiger des rapports que personne ne lira. Monsieur Pilon est un génie, mais personne ne sait ce qu'il fait exactement.

À midi pile, il va aller aux toilettes. Il va drainer le peu de liquide de sa macédoine, puis tirer la chasse d'eau. Il va retourner à son cubicule, retirer le couvercle de son bocal, l'arroser de ketchup le couvrir d'un bout de pellicule alimentaire soigneusement découpé. Puis va se tenir à au moins 5 mètres des gens qui font la queue pour le four à micro-ondes, question d'éviter les conversations. Il est comme ça monsieur Pilon.

Quand ce sera chaud il va retourner à son cubicule pour manger.

Il savoure ce repas en environ 20 minutes, à tous les jeudis. Il ne répondra pas au téléphone ni ne touchera à sa souris, jusqu'à 13 heures. Il va fixer son écran où il y a l'heure, pour constater que le temps passe...

Vous ferez 32 pots de 250 ml à grande gueule avec cette recette, et il y aura assez de surplus pour vous remplir un moule que vous ferez au four.

Pratique non ?

Ingrédients :

1 caisse (5 lbs ou 2,3 kg) de champignons blancs
1/2 lbs (230 g) de bon beurre (pour les champignons)
1/4 lbs (115 g) de bon beurre (pour les autres légumes)
7 tasses (800 g) d'oignon haché menu
4 grosses branches de céleri en brunoise (petits dés)
2 têtes d'ail hachées menu
4 1/ 2 lbs (2 kg) de porc haché maigre (je hache de la longe)
4 1/ 2 lbs (2 kg) de veau haché maigre
4 1/ 2 lbs (2 kg) de boeuf haché maigre
12 oeufs moyens battus
4 tasses (480 g) de chapelure
1 1/4 tasse (310 ml) de vinaigre de vin rouge
1 litre de tomates séchées hachées en très petits bouts au couteau (ne pesez pas, mesurez) ne pas tasser.
2 c. à s. de thym séché
1 c. à s. de romarin séché
1 c. à s. de poivre noir moulu
1/2 c. à s. de sel, salé
probablement plus de 500 ml d'eau

Procédure :

Ça fait beaucoup de champignon, n'est-ce pas ? On va commencer par eux. Après les avoir rincés, essorés puis épongés on en fera un fin hachis au robot. Placer ce hachis dans un grand contenant.

Préchauffer le four à 400°F (200°C).

Fondre le beurre et le verser sur les champignons et mélanger pour les napper. Étendre le hachis en une fine couche sur des tôles. On en a pour environ 15 minutes avant que les champignons soient bien colorés, et il faudra probablement faire plusieurs lots.

Il faut retirer les tôles quand les champignons sont très colorés. Ça va sentir super bon dans votre cuisine. Vous allez jouir du nez.

Pendant ce temps il ne faut pas chômer. On fond le beurre dans un poêlon et on y réduis les oignons avec l'ail et le céleri. à feu moyen et en remuant souvent.

Mesurez un litre de tomates séchées sans les tasser. (désolé j'a pas pesé) Il faut couper les tomates séchées en fines tranches, puis les passer au blender (mélangeur) en petites quantités pour en faire des très petits bouts d'environ 3 ou 4 mm. Vous pouvez en mettre plus ou moins. On pourrait aussi les remplacer par 3 ou 4 gros poivrons en dés qu'on ferait réduire avec les oignons et le céleri.

Tour ça en surveillant les champignons.

Ajouter le vinaigre aux oignons et céleri et cuire jusqu'à évaporation. Laisser tiédir les trucs cuits.

Dans un énorme saladier, cassez les oeufs et les battre avec un fouet. Oui ils sont maso.

Ajoutez la chapelure et les brins de tomates avec le thym, le romarin le sel et le poivre, bien battre encore.

Ajouter les champignons et le mélange de céleri et d'oignon. Mélanger encore.

Ajouter les viandes et pétrir.

Laisser les trucs secs absorber le liquide 30 minutes au frigo.

Il faudra peut être ajouter un peu d'eau pour obtenir un mélange "empotable".

Remplir vos bocaux de ce mélange et lisser la surface à spatule en laissant 3/4 de pouce (2 cm) sous le goulot.

Essuyez bien vos rebords de goulot.

Stériliser 70 minutes pour les bocaux de 250 ml.

Le reste ira dans un moule à pain, noyé de sauce chili, puis enfourné à 350 ° F (180° C) pendant 20 ou 25 minutes.

Si on a de la sauce brune (du bon gravy) on en noie les tranches et on fait un petit volcan avec les pommes de terre en purée qu'on remplira de bon gravy itou, comme quand monsieur Pilon était petit.

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samedi 20 décembre 2025

La soupe de dindon aux jolies courges de monsieur M. Pilon (autoclave requis)

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La soupe de dindon aux jolies courges de monsieur M. Pilon (autoclave requis)

Les dindons pourraient être plus populaires au Québec, mais à juste à voir le Parlement… 

Je crois que c’est trop de viandouille pour nos petites familles, et que c’est pas évident pour tout le monde de bien le faire rôtir. C’est une viande qu’on peut avoir à très bon prix en solde et qui est plus saine que d’autres viandes. Souvent, plus de la moitié de l’oisillon sera de la perte, soit en os, en gras, ou en peau, sans parler de l’humidité qu’il va perdre en le rôtissant. On parle de près de 65 % de perte quand elle mal rôtie. Plus il est petit et plus on a perte en proportion. La viande qu’on va utiliser pour cette recette sera bouillie, on aura moins de perte, environ 50 %. Il est important de choisir un oisillon qui fait pas loin de 7 kg ou mieux, sinon on ne fera pas nos 18 pots, et on aura pas de surplus.

Monsieur M. Pilon vit seul, mais lors des soldes de dodus dindons, il va prendre les plus gros de l’étal. C’est trop pour lui, mais heureusement, il sait canner. Je crois que les canneux mangent plus de dinde que la moyenne des gens pour cette raison.

Cette soupe est sa préférée en hiver car la courge butternut apporte un peu de couleur de soleil et les pois chiches sont riches en glucides. Il l’aime bien cette soupe, il devrait en faire plus souvent. C’est une soupe repas, épaisse, simple et rustique. Les saveurs de la dinde et de la courge se marient bien. Il n’y aura pas beaucoup d’autres arômes pour distraire ce mariage.

Cette recette le fera travailler bien plus que d’habitude, lui qui aime les choses simples. La dinde sera cuite et le bouillon sera réduit la veille du cannage, ce sera donc une recette d’assemblage qui sera stérilisée à froid, le lendemain. Il fera 18 pots de 500 ml de cette soupe repas, et il aura souvent un surplus qu’il congèlera en portions individuelles, à part un bon bol, qu’il va savourer le soir, au son des couvercles qui font clouc !

À la maison, il aura aussi une épaisse tranche de pain au levain grillée et bien beurrée. Une habitude qu’il a pris de Sylvie Maurice, une lointaine voisine qui fait le sien. Au bureau, ce sera des craquelins, vu qu’il n’y a même pas de grille pain.

Au bureau, y’a même pas de cuisinette, y’a même pas de frigo, y’a même pas d’évier. Y’a même pas une table pour se rassembler, sauf dans les trois salles de conférences, qui sont verrouillées, à midi. Y’a juste le petit mur du nord, sans fenêtre, avec un petit four à micro ondes entre les deux portes des chiottes. À midi pile, tout le monde sort bouffer ailleurs, sauf Monsieur M. Pilon, qui va manger seul dans son cubicule gris, au son des trois cents téléphones qui vont sonner sans cesse, trois fois, sans réponse, durant soixante minutes.

Il est spécial Monsieur M. Pilon, …. revenons-en à notre dindon.

Ingrédients 

Pour le bouillon et cuire la dinde

1 carcasse de dinde à laquelle il ne manque qu’une demie poitrine avec les abats et le cou dans un nouet de coton fromage avec 4 clous de girofle

  • eau mouillée pour bien couvrir
  • 2 oignons moyens pelés fendus
  • 3 ou 4 branches de céleri en longs tronçons
  • 3 ou 4 grosses carottes pelées en gros tronçons
  • 2 c à s de persil séché
  • 5 ou 6 belles feuilles de laurier
  • 2 c à s de thym séché
  • 2 c à s de romarin séché
  • poivre au goût

Pour le contenu de bocaux

Vous devriez obtenir autour de 2.5 kilos de viande de dinde bouillie avec un dinde de 7 kilos moins une demie poitrine. Deux kilos seront nécessaires pour cette recette. Le reste ira à l’éventuel surplus. Tous les ingrédients listés sont prévus pour faire un surplus.

  • 2,5 kilos de viande de dinde bouillie.
  • 1,4 kilos de chair de courge butternut ou de citrouille à tarte en dés de 1 cm environ
  • 500 g de pois chiches secs
  • 400 g d’oignons jaunes en dés
  • 200 g de céleri en dés
  • 200 g de carottes en fines rondelles
  • une tête d’ail émincée
  • 1 c. à s. de persil séché par bocal
  • 1/4 c. à thé de sel par bocal (la plupart des gens en mettrons le double)
  • poivre au gôut

Procédure 

Vu que Monsieur M. Pilon choisit les plus gros dindons, celui qu’il va placer au frigo prendra 3 jours pour dégeler. Il veut faire cette recette le dimanche matin. Donc, le mercredi soir, avant d’aller au dodo, il va placer l’oisillon dans une grande assiette de service sur la grille du frigo en cas où l’emballage du dindon ait une petite perforation et que ça fasse pipi partout dans le bac à légumes. Ça lui est déjà arrivé. Vu qu’il était seul quand il a constaté les dégâts, il a lâché ‘Bleeep ! de bleeep !’ mais personne ne l’a entendu. Alors tout baigne (…dans le jus de dinde).

Le vendredi soir,  il va préparer les ingrédients du bouillon et les placer au fond de son grand chaudron en inox de 20 litres. Il a déjà une marque sur une cuiller à bois pour 4 litres avec le truc de la règle

Il va placer aussi un chaudron d’environ dix litres au 3/4 rempli d’eau à ébullition. Il va déballer la bête au dessus de l’assiette et jeter le petit jus dans l'évier. Il va rincer l’intérieur et l’extérieur de la dinde à l’eau froide, puis il va bien l’éponger. Elle se manipulera mieux lors de la découpe. Il va placer le cou et les abats dans un nouet de coton à fromage, qui ira aussi sur les légumes dans le grand chaudron. Il va placer l’oiseau sur la planche et lui retirer les deux papattes, qu’il placera sur les légumes au fond du grand chaudron. Ensuite il va prélever la moitié de la poitrine pour se faire un rôti. Il ne se gênera pas de laisser le bréchet en place, même si ça fait un peu moins de viande pour son rôti. Il va simplement le contourner. Il va placer le reste de la carcasse dans le grand chaudron avec les ailes dessus. Il va retirer la peau de la demie poitrine dont il fera un rôti, pour l’ajouter au grand chaudron avec tout le reste, ça fera plus de collagènes dans le bouillon.  Il va verser le chaudron d’eau bouillante sur la dinde, allumer le feu à moyen vif, ajuster le niveau d’eau pour très bien couvrir la dinde et couvrir.

Il va bien emballer la demie poitrine destinée au rôti dans un film alimentaire. Il ne la plongera pas dans la saumure avant d’avoir pesé la viande cuite le lendemain. Si il en manque pour la recette, il va prendre un bout de cette poitrine.

Quand le chaudron va bouillir, il va réduire le feu à doux frémissements, puis à couvert. Son labeur sera récompensé par une nuit de sommeil ou la carcasse de dinde va mijoter tout doucement. Il sera bercé dans ses rêves secrets par une odeur sublime.

Le samedi matin, il va sortir les gros morceaux du bouillon pour les placer dans la grande assiette. Il va filter son bouillon et le reporter à douce ébullition à découvert le temps de poursuivre sa routine matinale. Quand le bouillon sera réduit à 4 litres, il va couvrir et fermer le feu.

Quand la viande aura suffisamment refroidie, il va la désosser commençant par le nouet contenant le cou et les abats. Il fera un hachis des abats qui sera mélangé à la viande. Pour le reste, autant que possible, il fera des cubes avec le blanc et la viandes brune sera arrachée en filaments grossiers qui seront coupés en bouts de 2 ou 3  cm pour ne pas dépasser de la cuiller. Ce serait grossier au bureau. Il va peser le tout, et si il n’a pas les 2,5 kilos requis, il prendra de la viande crue de la poitrine emballée au frigo pour compléter. Elle ira en saumure après. Il va compacter la viande cuite dans un bol qu’il va couvrir au contact d’un film alimentaire, et placer le bol au frigo. Il va transvider le bouillon dans un contenant d’environ 5 litres et le couvrir d’un film alimentaire. Il va aussi placer le bol de bouillon au frigo. Ce sera pour mieux le dégraisser le lendemain.

Pour coiffer son samedi soir, il fera tremper les pois chiches dans trois fois leur volume d’eau, avec 1/4 de  c à thé de sel, ce qui les rendra plus fermes. Il placera le bol au frigo pour la nuit.

Le dimanche matin  il va sortir le bouillon du frigo et le dégraisser. Son bouillon sera gélatineux et ce sera facile. il va le placer dans un chaudron à feu doux pour le liquéfier en le remuant de temps à autres. 

Il va drainer et rincer les pois chiches et les placer dans un faitout, les couvrir d’eau et il les portera à ébullition pour environ 15 minutes. Quand ce sera prête il va les drainer et les verser dans un bol. Pendant ce temps il va préparer les légumes. Il va mélanger l’oignon, le céleri et l’ail ensembles dans bol le plus uniformément possible. Il va compter ses rondelles de carottes à mesure qu’il les tranche. Il lui en faudra plus de 66 rondelles.

Pour peler la courge facilement il a appris un truc récemment. On coupe les deux bouts, puis on pique la peau de la courge à une vingtaine d’endroits autour. On la chauffe au maximum pour trois minutes et on la laisse refroidir 10 minutes. Elle va se peler aussi facilement qu’une patate.

Ses 18 bocaux propres seront bien allignés pour recevoir les ingrédients. Il va peser la viande car les morceaux sont trop irréguliers pour être mesurés. Il va peser 110 g de viande pour le fond de chaque bocal et va ranger le reste de la viande au frigo.

Les bocaux recevront ensuite chacun;

  • 1 c. à s. comble du mélange d’oignon d’ail et de céleri
  • 1/4 de tasse comble de pois chiches
  • trois rondelles de carotte
  • 1/2 tasse comble de dés de courge
  • 1 c. à s. de persil séché
  • 1/4 c. à thé de sel
  • un tour de moulin de poivre

Rappelons que c’est une stérilisation à froid.

Suivre ces instructions pour la mise en conserve d'aliments peu acides avec un autoclave.

Durée de stérilisation de la soupe de dindon au jolies courges à l'autoclave.

  • 60 minutes pour des pots de 500 ml
  • 75 minutes pour des pots d'un litre (non testé)

Monsieur M. Pilon va porter à ébullition le restant des pois chiches dans le surplus de bouillon et les fera cuire à couvert pour 45 minutes. Il y ajoutera tous les surplus d’ingrédients et cuira la soupe 15 ou 20 minutes de plus.

Il va s’en déguster un bol pour le midi avec des crudités et une épaisse tranche de pain au levain grillée et bien beurrée. Il va regarder le centre ville et le Mont-Royal enneigé de sa porte patio du 13 ième étage. Il sera content de sa soupe. Il ne pourra pas cesser de se remuer son mandat courant sous les méninges. Il a du mal à déconnecter Monsieur M. Pilon.


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mercredi 6 novembre 2024

Les cuisses de poulet aux champignons à la Baba Yagà de monsieur Bastien.

 

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Les cuisses de poulet aux champignons à la Baba Yagà de monsieur Bastien.



Baba Yagà est probablement la plus populaire des sorcières qu’il n’ait pu exister. Une vraie pop star pour les monstres. Elle est née en Russie, mais toute l’Europe, l’Occident et même Hollywood, partagent le même coup de balais. Elle habite une petite maison perchée sur des grosses pattes de poulet. Elle se déplace assise dans un grand mortier tenant un grand pilon à la main, et un ballai de l’autre pour effacer ses traces. Elle se nourrit de petits enfants, et de champignons. Elle a l’air d’une méchante sorcière, comme on les aime.





C’est une version, car elle aurait aussi une soeur, qui ne serait pas si méchante. Elle serait même bienveillante, pour équilibrer. C’est sa recette à elle car elle prend des cuisses de poulet au lieu de cuisses d’enfants. Je ne comprend pas pourquoi on a inventé de telles histoires d’horreur pour terrifier les enfants, sinon par ignorance, par paresse ou autre perversion. Vaut mieux bien nourrir leurs bedons que de leur empoisonner la tête. C’est pourquoi monsieur Bastien est un vieux garçon. Il a eu une enfance difficile, sa mère était une sorcière et son père était un ogre, mais plus tard, il a grandi. Vous connaissez monsieur Bastien ?

Ici, dans cette recette, on aura 18 bocaux de 500 ml de poulet aux champignons avec un peu de mirepoix. Il faudrait ajouter de la crème au service, mais c’est pas vraiment nécessaire, on pourrait aussi bien faire une soupe avec. Il faudrait juste vider un bocal dans une petite casserole, puis rincer le bocal bien rempli d’eau. Avec une toute petite poignée de vermicelles, ce sera bien meilleur que de la Cambell’s. C’est une recette passe partout, utilisez votre imagination pour en faire une recette au service. Je m’en suis fait il y a pas si longtemps. J’ai ajouté un peu de bouillon de poulet, j’ai épaissi à la fécule et ajouté de la crème (ne le dites pas à mon médecin), et du poivre frais moulu. J’ai servi avec du riz et de la salade méditerranéenne et il y en avait pour deux personnes.

Si on ajoute de la crème et un peu de fécule de maïs, on pourrait remplir deux assiettes avec du riz ou des pâtes et des légumes. On peut les faire dans des bocaux d’un litre aussi.

Il vous faudra une belle grosse cuisse (de poulet) et à peu près 200 g de champignons de Paris, par bocal de 500 ml. Ce serait une idée de trouver une fruiterie ou un distributeur qui vend les champignons à la caisse. Monsieur Bastien fait pousser des pleurotes sur des bottes de paille dans une petite serre à l’ombre de grands arbres. Il fait pousser d’autres variétés de champignons sur des buches de bois dur. Il fait des caisses de cette recette et d’autres recettes de champignons pendant les récoltes. Ses champignons ne lui coutent pratiquement rien. Des marchands et des cuisiniers viennent en chercher chez lui tout l’été jusqu’à tard l’automne.

Ingrédients :

18 grosses cuisses de poulet bien dodues
Les herbes que vous voudrez, je suggère mon mélange d’Herbes italiennes, plus 2 C. à S. de paprika, sel et poivre au gout. Ne pas utiliser de chapelure SVP.
=
Herbes italiennes
Pour un bocal de 250 ml

  • 7 cuillères à soupe d'origan séché 

  • 2 cuillères à soupe de basilic séché

  • 2 cuillères à soupe de thym séché 

  • 2 cuillères à soupe de romarin séché 

  • 4 cuillères *à thé* de marjolaine séchée

  • 1 cuillère à soupe de persil séché
  • =
Pas loin de 3,6 kilos de champignons de paris (ou mieux) (J’ai de la nostalgie pour les caisses de 5 lb de champignons à 7 $ et pour les poulets entiers à 1 $ la lb… pas vous ?)
500 g.de petits dés d’oignions
250 g. de petits dés de carottes
250 g. de petits dés de branches de cèleri
30 g. de bon beurre bien gras et bien salé.

De l’huile insipide dans un vaporisateur.
Environ 2 C. à S. de sel pulvérisé dans le mortier de Baba Yagà (ou le votre)
Du bouillon de poulet, ou même de l’eau mouillée.

Procédure :

La veille au soir, monsieur Bastien lave les cuisses de poulet, les coupes en deux et retire toute la peau et le gras. Il va garder les résidus au frigo pour le bouillon plus tard. Il rince encore les morceaux de viande et les draine. Il assèche les morceaux à l’aide de torchons propres. Il les place dans un grand contenant et les saupoudre du mélange d’herbes et d’épices qui varient. Il les mélange pour bien couvrir les morceaux de viande tout partout. Il transvide les morceaux bien enrobés dans un sac de plastique alimentaire, il retire le maximum d’air par ‘twistage’ que tout soit bien intime, et frigo pour la nuit.

Le lendemain les cuisses auront rendue de l’eau, il lui faudra les drainer de nouveau.

Il préchauffe le four à 400 ° F (200 ° C).

Il dispose les morceaux sans qu’ils ne se touchent, sur des tôles en inox couvertes de papier parchemin (ou de nappes de silicone). Puis il enfourne.

Au bout de 10 minutes, il réduit le feu à 350° F (180°C) et laisse environ 30 minutes de plus. Il alterne les tôles de haut en bas sur les grilles en les tournant de 180 ° deux fois pour tenter d’obtenir une cuisson uniforme. Il les veut bien cuites avec une température interne de plus de 170°F (77°C). Ce serait un peu sec à servir tel quel, mais faites confiance à monsieur Bastien.

Quand c’est bien cuit, monsieur Bastien les place dans une immense passoire au dessus d’un gigantesque bol pour recueillir quelques glous de merveilleux petit jus.
Quand les cuisses refroidiront, il va s’occuper des champignons. Il aime les champignons en tranches, car c’est plus joli, mais vous pourriez le hacher grossièrement au robot si vous ne vous en souciez peu. Vous allez sauver beaucoup de temps comme ça, mais y’aura pas de belles grosses tranches de champignons. Monsieur Bastien a déjà été Chef de cuisine dans un hôpital, il sait jouer du couteau, mais pour les recettes de champignons, en jolies tranches, il utilise un tranche champignon, qui est aussi un tranche oeufs cuits durs sur Zazazone. C’est le seul compromis qu’il peut faire.

Quand tous le champignons bien propres sont tranchés dans une autre immense passoire, il va pulvériser 2 C. à S. de sel et le malaxer intimement avec les champignons. Il va les laisser dégorger deux heures au dessus d’un gigantesque bol aussi pour recueillir quelques glous de merveilleux petit jus.

Pendant ce temps il va désosser les cuisses de poulet et couper la viande en gros dés. Il fera du bon bouillon avec les os demain, qui iront au frigo en attendant. La viande aussi ira au frigo itou.

Après, il va rallumer le four au maximum et va tranquillement regarnir des tôles de papier parchemin, les vaporiser d’huile insipide et étaler les tranches de champignons dessus. Il va encore vaporiser un peu d’huile sur les tranches de champignon. Son four met environ 30 minutes pour atteindre la température maximale de 550° F (288°C), alors il aura tout le temps de remplir toutes ses tôles de tranches de champignons. Si vous n’en avez pas une douzaine, comme un Chef de cuisine retraité,  il faudra simplement alterner. Quatre suffiront, sinon il faudra plus de temps. Monsieur Bastien sort deux tôles après 7 minutes et en remet deux autres fraiches au four. Il retourne chaque tranche de champignons sur les tôles chaudes pendant que les autres souffrent au four. Puis il alterne. Il les aime légèrement caramélisés et encore assez souples.

Il va préparer la mirepoix (oignions carotte et cèleri) pendant que les champignons refroidissent et perdent encore de l’eau par évaporation. On pourrait faire la mirepoix dans de l’huile végétale si on veut, mais monsieur Bastien préfère le beurre de ses vaches. Quand la mirepoix sera tendre à souhait, il va la mélanger avec les tranches de champignons dans le mortier de Baba Yagà ou bien un immense bol (d’environ 10 litres) :)

Il va mélanger les deux jolis petits jus (celui des cuisses et celui des champignons) ensembles.

Monsieur Bastien va sortir 18 bocaux de 500 ml de son lave vaisselle commercial, va entasser les dés de viande au fond en ne comprimant pas trop pour remplir la moitié de chaque bocal, puis ajouter le mélange de champignons et de mirepoix en ne comprimant pas trop non plus en laissant un pouce d’espace sous le goulot.
Il va répartir la mesure de beaux petits jus dans chaque bocal puis va remplir le reste de bouillon de poulet (ou même d’eau), juste à niveau.
Il va tapoter les bocaux sur un torchon plié sur le comptoir pour faire remonter les bulles d’air, puis rajuster.

Suivre ces instructions pour la mise en conserves à l’autoclave.



Stérilisez 75 minutes pour les pots de 500 ml
Stérilisez 90 minutes pour les pots de 1 litre




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