samedi 20 décembre 2025

La soupe de dindon aux jolies courges de monsieur M. Pilon (autoclave requis)

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La soupe de dindon aux jolies courges de monsieur M. Pilon (autoclave requis)

Les dindons pourraient être plus populaires au Québec, mais à juste à voir le Parlement… 

Je crois que c’est trop de viandouille pour nos petites familles, et que c’est pas évident pour tout le monde de bien le faire rôtir. C’est une viande qu’on peut avoir à très bon prix en solde et qui est plus saine que d’autres viandes. Souvent, plus de la moitié de l’oisillon sera de la perte, soit en os, en gras, ou en peau, sans parler de l’humidité qu’il va perdre en le rôtissant. On parle de près de 65 % de perte quand elle mal rôtie. Plus il est petit et plus on a perte en proportion. La viande qu’on va utiliser pour cette recette sera bouillie, on aura moins de perte, environ 50 %. Il est important de choisir un oisillon qui fait pas loin de 7 kg ou mieux, sinon on ne fera pas nos 18 pots, et on aura pas de surplus.

Monsieur M. Pilon vit seul, mais lors des soldes de dodus dindons, il va prendre les plus gros de l’étal. C’est trop pour lui, mais heureusement, il sait canner. Je crois que les canneux mangent plus de dinde que la moyenne des gens pour cette raison.

Cette soupe est sa préférée en hiver car la courge butternut apporte un peu de couleur de soleil et les pois chiches sont riches en glucides. Il l’aime bien cette soupe, il devrait en faire plus souvent. C’est une soupe repas, épaisse, simple et rustique. Les saveurs de la dinde et de la courge se marient bien. Il n’y aura pas beaucoup d’autres arômes pour distraire ce mariage.

Cette recette le fera travailler bien plus que d’habitude, lui qui aime les choses simples. La dinde sera cuite et le bouillon sera réduit la veille du cannage, ce sera donc une recette d’assemblage qui sera stérilisée à froid, le lendemain. Il fera 18 pots de 500 ml de cette soupe repas, et il aura souvent un surplus qu’il congèlera en portions individuelles, à part un bon bol, qu’il va savourer le soir, au son des couvercles qui font clouc !

À la maison, il aura aussi une épaisse tranche de pain au levain grillée et bien beurrée. Une habitude qu’il a pris de Sylvie Maurice, une lointaine voisine qui fait le sien. Au bureau, ce sera des craquelins, vu qu’il n’y a même pas de grille pain.

Au bureau, y’a même pas de cuisinette, y’a même pas de frigo, y’a même pas d’évier. Y’a même pas une table pour se rassembler, sauf dans les trois salles de conférences, qui sont verrouillées, à midi. Y’a juste le petit mur du nord, sans fenêtre, avec un petit four à micro ondes entre les deux portes des chiottes. À midi pile, tout le monde sort bouffer ailleurs, sauf Monsieur M. Pilon, qui va manger seul dans son cubicule gris, au son des trois cents téléphones qui vont sonner sans cesse, trois fois, sans réponse, durant soixante minutes.

Il est spécial Monsieur M. Pilon, …. revenons-en à notre dindon.

Ingrédients 

Pour le bouillon et cuire la dinde

1 carcasse de dinde à laquelle il ne manque qu’une demie poitrine avec les abats et le cou dans un nouet de coton fromage avec 4 clous de girofle

  • eau mouillée pour bien couvrir
  • 2 oignons moyens pelés fendus
  • 3 ou 4 branches de céleri en longs tronçons
  • 3 ou 4 grosses carottes pelées en gros tronçons
  • 2 c à s de persil séché
  • 5 ou 6 belles feuilles de laurier
  • 2 c à s de thym séché
  • 2 c à s de romarin séché
  • poivre au goût

Pour le contenu de bocaux

Vous devriez obtenir autour de 2.5 kilos de viande de dinde bouillie avec un dinde de 7 kilos moins une demie poitrine. Deux kilos seront nécessaires pour cette recette. Le reste ira à l’éventuel surplus. Tous les ingrédients listés sont prévus pour faire un surplus.

  • 2,5 kilos de viande de dinde bouillie.
  • 1,4 kilos de chair de courge butternut ou de citrouille à tarte en dés de 1 cm environ
  • 500 g de pois chiches secs
  • 400 g d’oignons jaunes en dés
  • 200 g de céleri en dés
  • 200 g de carottes en fines rondelles
  • une tête d’ail émincée
  • 1 c. à s. de persil séché par bocal
  • 1/4 c. à thé de sel par bocal (la plupart des gens en mettrons le double)
  • poivre au gôut

Procédure 

Vu que Monsieur M. Pilon choisit les plus gros dindons, celui qu’il va placer au frigo prendra 3 jours pour dégeler. Il veut faire cette recette le dimanche matin. Donc, le mercredi soir, avant d’aller au dodo, il va placer l’oisillon dans une grande assiette de service sur la grille du frigo en cas où l’emballage du dindon ait une petite perforation et que ça fasse pipi partout dans le bac à légumes. Ça lui est déjà arrivé. Vu qu’il était seul quand il a constaté les dégâts, il a lâché ‘Bleeep ! de bleeep !’ mais personne ne l’a entendu. Alors tout baigne (…dans le jus de dinde).

Le vendredi soir,  il va préparer les ingrédients du bouillon et les placer au fond de son grand chaudron en inox de 20 litres. Il a déjà une marque sur une cuiller à bois pour 4 litres avec le truc de la règle

Il va placer aussi un chaudron d’environ dix litres au 3/4 rempli d’eau à ébullition. Il va déballer la bête au dessus de l’assiette et jeter le petit jus dans l'évier. Il va rincer l’intérieur et l’extérieur de la dinde à l’eau froide, puis il va bien l’éponger. Elle se manipulera mieux lors de la découpe. Il va placer le cou et les abats dans un nouet de coton à fromage, qui ira aussi sur les légumes dans le grand chaudron. Il va placer l’oiseau sur la planche et lui retirer les deux papattes, qu’il placera sur les légumes au fond du grand chaudron. Ensuite il va prélever la moitié de la poitrine pour se faire un rôti. Il ne se gênera pas de laisser le bréchet en place, même si ça fait un peu moins de viande pour son rôti. Il va simplement le contourner. Il va placer le reste de la carcasse dans le grand chaudron avec les ailes dessus. Il va retirer la peau de la demie poitrine dont il fera un rôti, pour l’ajouter au grand chaudron avec tout le reste, ça fera plus de collagènes dans le bouillon.  Il va verser le chaudron d’eau bouillante sur la dinde, allumer le feu à moyen vif, ajuster le niveau d’eau pour très bien couvrir la dinde et couvrir.

Il va bien emballer la demie poitrine destinée au rôti dans un film alimentaire. Il ne la plongera pas dans la saumure avant d’avoir pesé la viande cuite le lendemain. Si il en manque pour la recette, il va prendre un bout de cette poitrine.

Quand le chaudron va bouillir, il va réduire le feu à doux frémissements, puis à couvert. Son labeur sera récompensé par une nuit de sommeil ou la carcasse de dinde va mijoter tout doucement. Il sera bercé dans ses rêves secrets par une odeur sublime.

Le samedi matin, il va sortir les gros morceaux du bouillon pour les placer dans la grande assiette. Il va filter son bouillon et le reporter à douce ébullition à découvert le temps de poursuivre sa routine matinale. Quand le bouillon sera réduit à 4 litres, il va couvrir et fermer le feu.

Quand la viande aura suffisamment refroidie, il va la désosser commençant par le nouet contenant le cou et les abats. Il fera un hachis des abats qui sera mélangé à la viande. Pour le reste, autant que possible, il fera des cubes avec le blanc et la viandes brune sera arrachée en filaments grossiers qui seront coupés en bouts de 2 ou 3  cm pour ne pas dépasser de la cuiller. Ce serait grossier au bureau. Il va peser le tout, et si il n’a pas les 2,5 kilos requis, il prendra de la viande crue de la poitrine emballée au frigo pour compléter. Elle ira en saumure après. Il va compacter la viande cuite dans un bol qu’il va couvrir au contact d’un film alimentaire, et placer le bol au frigo. Il va transvider le bouillon dans un contenant d’environ 5 litres et le couvrir d’un film alimentaire. Il va aussi placer le bol de bouillon au frigo. Ce sera pour mieux le dégraisser le lendemain.

Pour coiffer son samedi soir, il fera tremper les pois chiches dans trois fois leur volume d’eau, avec 1/4 de  c à thé de sel, ce qui les rendra plus fermes. Il placera le bol au frigo pour la nuit.

Le dimanche matin  il va sortir le bouillon du frigo et le dégraisser. Son bouillon sera gélatineux et ce sera facile. il va le placer dans un chaudron à feu doux pour le liquéfier en le remuant de temps à autres. 

Il va drainer et rincer les pois chiches et les placer dans un faitout, les couvrir d’eau et il les portera à ébullition pour environ 15 minutes. Quand ce sera prête il va les drainer et les verser dans un bol. Pendant ce temps il va préparer les légumes. Il va mélanger l’oignon, le céleri et l’ail ensembles dans bol le plus uniformément possible. Il va compter ses rondelles de carottes à mesure qu’il les tranche. Il lui en faudra plus de 66 rondelles.

Pour peler la courge facilement il a appris un truc récemment. On coupe les deux bouts, puis on pique la peau de la courge à une vingtaine d’endroits autour. On la chauffe au maximum pour trois minutes et on la laisse refroidir 10 minutes. Elle va se peler aussi facilement qu’une patate.

Ses 18 bocaux propres seront bien allignés pour recevoir les ingrédients. Il va peser la viande car les morceaux sont trop irréguliers pour être mesurés. Il va peser 110 g de viande pour le fond de chaque bocal et va ranger le reste de la viande au frigo.

Les bocaux recevront ensuite chacun;

  • 1 c. à s. comble du mélange d’oignon d’ail et de céleri
  • 1/4 de tasse comble de pois chiches
  • trois rondelles de carotte
  • 1/2 tasse comble de dés de courge
  • 1 c. à s. de persil séché
  • 1/4 c. à thé de sel
  • un tour de moulin de poivre

Rappelons que c’est une stérilisation à froid.

Suivre ces instructions pour la mise en conserve d'aliments peu acides avec un autoclave.

Durée de stérilisation de la soupe de dindon au jolies courges à l'autoclave.

  • 60 minutes pour des pots de 500 ml
  • 75 minutes pour des pots d'un litre (non testé)

Monsieur M. Pilon va porter à ébullition le restant des pois chiches dans le surplus de bouillon et les fera cuire à couvert pour 45 minutes. Il y ajoutera tous les surplus d’ingrédients et cuira la soupe 15 ou 20 minutes de plus.

Il va s’en déguster un bol pour le midi avec des crudités et une épaisse tranche de pain au levain grillée et bien beurrée. Il va regarder le centre ville et le Mont-Royal enneigé de sa porte patio du 13 ième étage. Il sera content de sa soupe. Il ne pourra pas cesser de se remuer son mandat courant sous les méninges. Il a du mal à déconnecter Monsieur M. Pilon.


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mardi 16 décembre 2025

Les citrouilles marinées aux épices de Noël

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Les citrouilles marinées aux épices de Noël

Si vous offrez des conserves durant les fêtes en voici une que je vous recommande. Ça demande du travail de préparation, mais le produit vaut l’investissement. De plus c’est joli, les épices entières flottent à travers les cubes orangés. Il faut les faire au moins deux semaines avant de les offrir. Vous allez sûrement en garder pour vous.


Utilisez idéalement de petites citrouilles qui sont d’une variété idéale. On les nomme "citrouille à tarte" ou "citrouille douce" (Sugar pumpkin) . Mais il y a plein de noms commerciaux comme Cinderrella, Early Sugar, Sugar pie et une bonne dizaine d’autres. Voici un très bon fournisseur pour les semences. Vous achetez les graines une seule fois et les graines de vos citrouilles seront viables.

https://www.westcoastseeds.com/products/small-sugar

Vous pouvez substituer par des courges butternut.

Il faudra 1.5 lb (680g) de citrouille brut pour faire un peu plus d’un bocal de 500 ml. Mais on pourrait faire peut être une douzaine de bocaux avec 15 lb de citrouille. Plus les cubes seront gros et plus on fera de bocaux. Il y aura un surplus de marinade, mais il est nécessaire à la cuisson uniforme.

Ingrédients
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Saumure
7,5 lb (3,4 kilos) de cubes de citrouille d’environ 1 pouce (15 lb de petites citrouilles brut )
5 litres d’eau mouillée
2 tasses (500 g) de gros sel à marinades
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Marinade
4,5 l de vinaigre de cidre (ou blanc) 5 % d’acide acétique
3.5 l d’eau très mouillée
2 kilos de sucre blanc granulé
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Nouet d’épices
6 gros bâtons de cannelle
1 c. à thé + 1/2 c. à thé de grains de poivre noir
1 c. à thé de clous de girofle
1 c. à thé de piment de la Jamaïque

10 feuilles de laurier
1 noix de muscade concassée

Procédure:

Préparez vos cubes de chair de citrouilles. Les graines sont comestibles et viables pour les semences aussi.
Dans un grand contenant non métallique, comme une chaudière de grade alimentaire, dissoudre complètement le sel dans l’eau.
Y mélanger les cubes de citrouille et laisser saumurer pour la nuit au frais.

Drainer dans l’évier, rincer et essorer.

Préparer votre nouet d’épices dans un coton à fromage assez lâche.

Dans un grand chaudron en inox muni d’un couvercle, porter l’eau et le vinaigre à ébullition et bien y dissoudre tout le sucre.

Y placer votre nouet d’épices baisser le feu, placer le couvercle et laisser mijoter 5 minutes.

Fermer le feu et laisser infuser 30 minutes avec le couvercle en place.

Retirer le nouet d’épices pour le laisser refroidir dans un assiette.

Reporter à ébullition avec les cubes de citrouille de dedans. Il faut les cuire jusqu’à dans un gros mijotage, jusqu’à ce que les morceaux soient tendres. Fermer le feu.

On aura eu le temps de défaire le nouet. On va jeter les bouts de muscade, et les feuilles de laurier, puis couper en deux les bâtons de cannelle. Après la cuisson ils se couperaient dans casser.

Placer un demi bâton de cannelle sur le rebord d’un bocal chaud et emplissez à moitié le bocal de cubes de citrouille, à l’aide d’une cuiller ajourée.

Verser 1/4 de c. à thé d’épices sur les cubes à moitié du bocal et tapoter pour que les épices descendent.

Remplir tous les bocaux possibles de cubes de citrouille en laissant 1 pouce (2,5 cm) d’espace sous le goulot et répartir épices qui restent dans tout les pots.

Couvrir de la marinade chaude en laissant 1/2 pouce sous le goulot.

Suivre ces instructions pour la mise en conserves domestique.

Stériliser les pots 15 minutes au bain d'eau bouillante.



vendredi 12 décembre 2025

La marmelade de citrouille de Peter Pumpkinhead.

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La marmelade de citrouille de Peter Pumpkinhead.


Peter Pumpkinhead est un Noble britannique qui m’a offert un bocal de ce pur délice lors d’une visite dans sa colonie canadienne. C’est très sucré et ça a des notes de Noël avec le gingembre, la cannelle et le clou. Je vais essayer avec un peu de muscade la prochaine fois. Je songe à y ajouter du piquant aussi. J’ai mis une trés petite quantité de poivre de cayenne dans deux c. à s. de cette marmelade une fois faite et c’est très intéressant. Ne mettez pas moins de sucre, et il en faut du vrai. J’ai tenté une tartinade à 30 % de sucre avec une pectine modifiée et ça n’a pas pris. Par contre ça ferait une très bonne compote avec moins de sucre. J’ai pas encore essayé mais si vous avez un pH mètre pour déterminer la quantité de jus de citron à ajouter pour faire une compote ce serait intéressant dans des plus gros bocaux. Ma grand maman Laurette faisait de la très bonne compote de citrouille, mais j’ai jamais pensé de lui demander sa recette.

C’est une recette d’inspiration britannique. Il y a des gros morceaux de citrouille dedans. Les petites citrouilles vous donneront produit bien plus savoureux. On pourrait remplacer la citrouille par d’autres courges d’hiver comme la butternut ou l’accorn. Il y a aussi beaucoup d’agrumes, alors disons que ça en fait presque une marmelade. Peter Pumpkinhead appelle ça une confiture.

Vous ferez au moins 8 bocaux de 250 ml avec cette marmelure (ou confilade) avec cette recette.

Pesez vos agrumes bio au poids brut. J’ai lu sur les résidus de pesticides des agrumes et c’est effrayant. J’insiste sur le bio. On va tout prendre sauf le gros de blanc et les pépins. Il est important de peser les agrumes pour arriver dans la marge d’acidité requise à la prise, et d’avoir assez de pectine aussi. Complétez avec des tranches. Ne changez rien sauf les épices, gingembre inclus. Les quantités d’épices que j’ai ajouté sont assez subtiles, bien des gens en mettrais plus. Mes épices sont fraichement moulues et ça fait une différence. Le gingembre sort en premier c’est bien comme ça.

Ingrédients :

1 litre d’eau mouillé
700 g de chair de citrouilles en cubes d’environ 1 pouce (2,5 cm)
700 g de de sucre blanc granulé
350 g de citron (environ 7 moyens)
350 g d’orange (environ 4 moyennes)
35 g de gingembre frais haché finenement
1/4 de c. à thé rase de cannelle fraichement moulue
1/8 de c. à thé de clou de girofle fraichement broyés.

Procédure :

Même si les agrumes sont bio, ce serait bien de les brosser sous un filet d’eau pour enlever les cacas de mouche, sans mentionner qu’y peut être un branleur qui les a tripotés à la fruiterie.

Peler superficiellement vos agrumes à l’aide d’un économe pour garder juste un peu de blanc sous les zestes.

Couper les zestes en fines bandelettes. Rétirer tout le blanc et les défaire en quartiers. Épépiner et hacher les quartiers assez finement pous s’assurer qu’il ne reste pas de pépins. On garde la membrane des quartiers.

Verser l’eau et tout le reste sauf le sucre dans un beau chaudron en inox à fond épais.

Porter à ébullition et cuire une bonne trentaines de minutes en remuant souvent ou jusqu’à ce tous les morceaux de citrouilles soient tendres.

Ajouter le sucre et cuire jusqu’à 105 ° C en remuant très souvent.

Emplir les pots en laissant tout juste 1/4 de pouce (6 mm) sous le goulot.

Suivre ces instructions pour la mise en conserves domestique.

Stériliser les pots 10 minutes au bain d'eau bouillante.


Ce matin j'ai mis un peu de gros sel sur une de mes toasts. Ça peut sembler bizarre mais c'est bon.

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jeudi 11 décembre 2025

La fameuse garniture à tacos de Lady Suzan (autoclave requis)

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La fameuse garniture à tacos de Lady Suzan (autoclave requis)

Ce qui rend la garniture tacos de Lady Suzan si fameuse est l’assaisonnement qu’elle a élaboré elle même. Lady Suzan fait sa garniture de tacos au boeuf haché dans des petits pots de 250 ml. Chaque bocal lui fera 2 tacos, qu’elle garnira de tomates fraîches, de cubes d’avocat, de fines lamelles de poivrons colorés, quelques fins quarts de rondelles d’oignon rouge, de la laitue et bien sur un mélange de fromage Texmex râpé pré mélangé. C’est plus cher pré râpé, mais elle ne voudrait pas se casser un ongle quand même ! L’autre crainte de Lady Suzan quand elle fait cette recette, c’est de hacher 600 g d’oignon. Il suffirait qu’elle ne verse qu’une seule larme, et il faudrait passer encore une heure devant le miroir à refaire son maquillage.

Il faut savoir que durant sa tendre enfance, sa mère jouait à la poupée avec elle, et la Barbie, c’était elle. Elle a gardée un peu de ça…

Lady Suzan aime la bouffe mexicaine. Ça lui rappelle la première fois qu’elle a été en voyage au Mexique avec ses parents. Encore adolescente, elle s’exhibait fièrement sur la plage en bikini qui ne laissait vraiment pas beaucoup de centimètres carrés à l’imagination. Elle a fait tourner tant de têtes qu’on pouvait entendre craquer les vertèbres cervicales partout dans son sillage. Elle carbure à ça, Lady Suzan. Elle était destinée à marier des vieux riches et à les faire mourir de crises cardiaques, comme son père et tous ses beaux pères. Elle est presque tombée dans le panneau, mais elle savait qu’elle pouvait faire mieux que ça. Elle n’est pas conne Lady Suzan, c’est juste qu’elle consacre beaucoup de temps et énormément d’argent à son apparence. Plus elle prendra de l’âge et pire ça deviendra pour elle. C’est triste.

Pour en revenir aux tacos, au début, elle voulut en faire avec un mélange d’assaisonnement à tacos commercial, mais elle a remarquée qu’il y avait de la farine et de la fécule de maïs dedans. Lady Suzan avait lu sur un blogue d’un quelconque canneux qu’il fallait éviter d’ajouter ce type d’épaississant dans les ingrédients d’une conserve, car ça va ralentir la pénétration de la chaleur, et que ça pourrait compromettre l’innocuité des bocaux. De plus, il y avait une interminable liste de trucs comme du triphosphate de crafouzibulène vers la fin. Elle ne voulait pas prendre de risque, et a donc décidé de faire son assaisonnement maison. Elle a trouvé une recette sur internet qu’elle a fait en petite quantité. Puis l’a rajustée car elle a trouvé qu’il n’y avait pas assez de piquant.

Je ne suis pas sur d’avoir sa recette exacte, car quand elle me l’a dictée, je ne pouvais m’arracher les yeux de l’abysse de son décolleté plongeant, puis j’ai bavé dans mon carnet de notes aussi. Ce qui rend la garniture tacos de Lady Suzan si fameuse est l’assaisonnement qu’elle a élaboré elle même, donc ce qui rendra votre garniture à tacos fameuse, sera votre assaisonnement que vous allez élaborer vous même. Partez de ça comme base, puis vous ajusterez pour le prochain lot.

Vous ferez environ 24 pots de 250 ml avec cette recette, dépendant de comment vous voulez votre garniture. Lady Suzan aime bien laisser des gros mottons, et ça lui fait un petit surplus pour tacoter sur le coup.

L’assaisonnement à Tacos de Lady Suzan

1/2 tasse de poivre de Cayenne
1/4 tasse de poudre de chili
1/4 tasse de paprika fumé de Hongrie
1/4 de tasse d'oignon en poudre (ou en granules)
1/4 de tasse d'ail en poudre (ou en granules)
3 c. à s. de chipotle en poudre
2 c. à s. de cumin moulu
2 c. à s. d’origan séché

Verser le tout dans un bocal d’un litre, bien agiter. Il nous faut 2 c. à s. de cet assaisonnement par kilo de viande, cette recette demande 3,3 kilos de viande, donc vous en aurez besoin  7 c. à s. (105 ml). Le reste pourra bien aller dans un bocal de 500 ml, préférablement à grande ouverture. C’est un assaisonnement mexicain qui peut servir à bien des recettes. Même à faire des vinaigrettes.

Ingrédients :

3,3 kilos (7 1/4 lb) de boeuf haché maigre (ou mieux, extra maigre)
330 g d’
onion jaune haché menu
220 g de dés de poivrons colorés
250 g de pâte de tomate (2 petites boites)
70 g d’ail haché (dans un petit pot tout prêt, pour elle)
7 c. à s. de l’assaisonnement à Tacos de Lady Suzan
Une certaine quantité de vin rouge corsé (y’a des gens qui vont me demander par quoi ils pourrait le remplacer et la réponse est par ce que boivent les vampires végan, voilà!)
3 petits glous d’huile de cuisson

Procédure :

Vous savez que Lady Suzan n’aime pas cuisiner ? Ce coup-ci elle n’aura pas le choix. Si on met de la viande hachée crue en pots, il n’y a aucun risque, mais tout va sortir en un pain. La viande hachée va tout coller ensemble dans le bocal, et c’est pas ça qu’on veut dans nos tacos au bureau. Lady Suzan devra donc la brunir à la poêle avant d’empoter.

Lady Suzan va commencer par tout préparer les contenants, ustensiles et ingrédients dont elle aura besoin. La planche à découper ira à gauche de la cuisinière avec son couteau de chef. Il y aura aussi sa fameuse mandoline Starfrit électrique munie d’un bac récepteur. On peut y placer toute sortes d’accessoires, dont la grille à émincer les oignions. On place un demi oignon pelé dans la gueule et on pèse sur le piton et zou! on a tous les dés d’
oignions dans le contenant fermé. Aucun risque de pleurer. Il y aura une mesure de 2/3 de tasse juste à coté.

Elle va vider ses trois petites boites de pâte de tomate d’avance dans un bol, et y placer une mesure d’un quart de tasse en inox ainsi que la mini maryse de silicone (comme ses implants) qui lui a servie à bien vider les boites. Les boites seront rincées immédiatement puis mises au bac vert. Elle ne tolère pas les traîneries. Tout doit être en ordre. Toujours.

Elle va déployer un linge à vaisselle encore à gauche de la cuisinière sur son trop petit comptoir. Il y aura aussi une balance alimentaire et 4 contenants réutilisables empilés l’un dans l’autre juste à coté. Plus tard, elle va déposer la viande, une barquette à la fois, sur le linge à vaisselle, afin de peser la viande, un gros kilo (1100 g) à la fois, juste devant. Son poêlon anti adhésif plutôt ordinaire ne peut prendre plus d’un kilo de viande hachée d’un coup. Sinon la viande va bouillir, et ce sera pas à son meilleur. Vous pourrez ajuster selon votre quincaillerie culinaire. Il y aura une spatule en bambou dans une soucoupe sur la cuisinière

Il y aura aussi un bol pour recevoir les dés de petits poivrons multicolores, une fois nettoyés, et Starfrittés. Il y aura une mesure d’une demie tasse en inox dedans. Encore à gauche de la cuisinière.

Il y aura aussi un petit bocal d’ail haché provenant du commerce, avec sa propre mesure de 1 c. à s. toujours à gauche de la cuisinière.

Dans le dernier espace disponible sur son comptoir minuscule à gauche de la cuisinière, il y aura son fameux assaisonnement mexicain avec sa avec sa propre mesure de 1 c. à s.

Tant qu’à la bouteille d’huile de cuisson, elle sera à droite de la cuisinière. Encore à droite de la cuisinière il y aura un chaudron large avec une immense passoire pouvant recevoir les 6 kilos de viande cuite.

Pourquoi tout est à gauche sauf l’huile et le chaudron? Comme la majorité des gens, Lady Suzan est droitière. Elle va saisir les contenants à sa gauche de la main gauche et utiliser sa main droite pour mesurer avec les tasses et les cuillers. Pour l’huile, elle en verse un glou, avec la main droite, sans mesurer. Pour le vin, elle va le mesurer dans la tasse sur le comptoir, et elle va verser avec sa main droite pour une mesure précise. Pour la passoire dans le chaudron, c’est la destination des lots, elle va tenir le poêlon avec sa main gauche et verser la viande cuite dans la passoire en la poussant avec la spatule de bambou. Lady Suzan prend trop soin de son apparence, mais elle a plein de qualités.

Elle va commencer par protéger sa précieuse toison ardente des odeurs avec un casque de bain turquoise assorti à ses yeux. Elle va ensuite enfiler des gants chirurgicaux trop grands à cause des faux ongles. Pas question de toucher de la viande hachée crue avec ses mains. C’est dégueulasse ! Elle va commencer par se débarrasser de la viande. Elle va en peser 1 gros kilo (1,1 kilos) par contenant alimentaire, puis placer le surplus dans le septième contenant. Elle va tout placer au frigo immédiatement, sauf le premier quelle va utiliser, qui restera sur le linge. Elle va tout empiler les barquettes de styromousse l’une dans l’autre pour que ça prenne moins de place à la poubelle. Même sa poubelle est en ordre. Elle va y jeter ses gants aussi, le calvaire de viande haché étant passé, elle aura une meilleure dextérité pour le reste, malgré ses faux ongles.

Elle va ensuite bien laver les petits poivrons multicolores dans l’évier, puis elle va les fendre en deux, retirer queues graines et membranes qui iront dans un petit bol. Les demi mini poivrons iront dans un autre bol sur la balance tarée. Une fois le poids requis légèrement dépassé, elle va passer tout les demi poivrons dans la mandoline électrique, et verser les dés du bac récepteur au bol prévu pour ça.

Puis viendra l’opération oignon comportant ses risques. Elle va placer la planche à découper sur la cuisinière, et activer la hotte au maximum. Elle sait que les onions froids puent moins, alors c’est le moment de les sortir du frigo. Elle va rapidement leur couper la tête et la queue, les fendre en deux sur la hauteur, les éplucher dès qu’ils sont fendus et en peser un peu plus de 300 g, comme elle a fait pour les demi poivrons. Elle va les passer immédiatement à la mandoline électrique, mais les dés resteront dans le bac récepteur. Les pelures et trognons iront avec les débris de poivron dans le petit bol, qu’elle videra immédiatement dans le sac de compostage au congélateur. Elle va rincer immédiatement tout ce qui est entré en contact avec les onions et ranger ça au lave vaisselle.

Voilà tout est prêt, tout est à sa place, tout est bien rangé, elle peut commencer.


Opération graillons

Elle va allumer son élément le plus puissant à feu moyen vif, et y verser un glou d’huile. Quand l’huile va commencer à onduler, sa poêle sera assez chaude, elle va y verser une mesure de 2/3 de tasse de dés d’onions, et une demie tasse de poivrons, qu’elle va chauffer en mélangeant avec sa spatule de bambou.

Quand les onions seront devenus translucides, elle va y ajouter une c. à s. comble d’ail préparé, tout remuer et cuire encore une minute.

Vient le tour de la pâte de tomate, elle va remplir au comble sa mesure d’un quart de tasse avec la mini spatule pour en mettre environ 5 c. à s. qu’elle cuira en remuant pour une minute. Elle ajoutera 2 c. à s. de son fameux assaisonnement mexicain. Elle va cuire encore une minute en remuant bien pour faire du tout un mélange homogène. Malgré la hotte toujours au maximum, c’est fou ce que ça sent bon.

Elle va ajouter son gros kilo de viande hachée qu’elle va découper rapidement avec le bout tranchant de sa spatule de bambou. Le fond du poêlon sera couvert, et cette masse l’aura considérablement refroidi. Elle aura amplement le temps d’aller chercher un autre contenant de viande au frigo, de retirer son couvercle, et le rincer en même temps que le contenant de viande qu’elle vient de vider. Ça ira immédiatement au lave vaisselle. Rien ne va traîner dans l’évier. Rien ne va l’agacer visuellement.

Elle va terminer la cuisson de la viande en travaillant sa texture, en mélangeant bien les arômes à la viande. Elle va garder quelques mottons. Vous n’êtes pas obligés. Il peut rester des bouts pas tout à fait cuits, c’est pas grave, la stérilisation va s’en charger. Elle va débarrasser le poêlon dans la grande passoire que les petits jus s’en égouttent bien.

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Elle devra répéter l’opération graillons encore 2 fois. Elle en aura pour presque une heure, et c’est de ça dont elle a horreur.

Le premier lot aura eu le temps de refroidir dans la passoire, alors on s’aligne vers une stérilisation à froid.

Elle va éteindre la hotte. Le silence sera enfin revenu.

Elle va retirer son bonnet turquoise devant un miroir, pour s’assurer que son maquillage est intact. Il est tard mais son voisin achalant pourrait toujours venir frapper à sa porte sous prétexte de vouloir lui emprunter un tasse de sucre. Quel taouin ce Sylvain, il comprend jamais rien.

Elle va ouvrir une bouteille de rouge près d’une bonne vielle tasse à mesurer en pyrex de quatre tasses. Elle va garder le bouchon pas loin, car le petit restant de la bouteille sera pour la soirée, quand tout sera fini.

Elle va placer la passoire sur une assiette.

Elle va délicatement incliner le chaudron pour aller chercher les sucs sous le gras avec sa poire à jus pour les pouèt pouèter dans la tasse de pyrex. Elle va compléter le niveau avec le vin pour arriver à 720 ml. Elle va rincer le chaudron à l’eau chaude, et y verser la viande dedans. Elle retire le maximum de gras ainsi. Elle ne voudrait pas apporter de bocaux pas jolis au bureau, quand même !

Elle va tout débordéliser la cuisine, pour passer en mode conserves. La veille elle aura lavée 26 pots de 250 ml. pour les placer dans un bac de rangement. Elle va les étaler à l’endroit sur deux linges à vaisselle a droite sur le comptoir. Pourquoi à droite ? Parce qu’il a plus d’espace qu’à gauche.

Elle va emplir les bocaux de viande cuite en l'entassant légèrement avec un pilon, en laissant un pouce (2,5 cm) d’espace sous le goulot. Des fois elle ne fera que 22 bocaux, parfois 25.

Elle va mesurer 2 c. à s. du mélange de vin et de beau petit jus par bocal. Ça n’arrivera pas à niveau et c’est pas grave.

Elle va tout refermer ses bocaux sans débubuler, c’est pas grave non plus.

Suivre ces instructions pour la mise en conserves d’aliments peu acides à l’autoclave.

Le temps que l’autoclave atteigne assez de pression à froid, puis ventile ses dix minutes, elle aura eue le temps de se démaquiller rapidement.

Elle va régler la minuterie de son téléphone à 65 minutes dès les dandinements de la pesée. Elle va baisser le feu à trois et demi.

Durée de stérilisation de la fameuse garniture à tacos de Lady Suzan à l’autoclave :

  • Stérilisez 65 minutes pour les pots de 250 ml
  • Stérilisez 75 minutes pour les pots de 500 ml (non testé)
  • Stérilisez 90 minutes pour les pots de 1 litre (non testé)

Lady Susan sera éffouèrée dans son Lazy Boy de marque Elran en terminant la bouteille de rouge.

Elle ne regardera pas la TV ce soir là, à cause des tranches de concombres sur ses yeux.

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samedi 6 décembre 2025

La sauce de punicas aux oxycoccos de Manon Cornelier

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La sauce de punicas aux oxycoccos de Manon Cornelier


Manon est botaniste, c’est pourquoi elle nomme les pommes grenade des punicas et les canneberges des oxycoccos. En fait c’est une sauce aux canneberges avec un peu de grenade que vous devez absolument offrir à Noël, soit dans les assiettes ou dans des petits bocaux. 

Cette recette est pour essayer, car elle ne vous fera que deux tasses de produit. Ça met une petite touche différente à la sauce aux canneberges trop ordinaire pour vous.

Ingrédients :


    •    45 ml (3 c. à s.) d'eau mouillée
    •    100 g (1/2 tasse) de sucre
    •    80 g de miel pâle
    •    300 g (2 tasses) de canneberges fraîches
    •    150 g (1 tasse) d’arilles de pomme grenade

Procédure :


Dans une jolie petite casserole à fond épais, porter à ébullition l'eau, le sucre et le miel. Ajouter les fruits et porter de nouveau à ébullition. Laisser mijoter à feu moyen environ 5 minutes ou jusqu’à ce que les canneberges commencent à éclater. Réduire le feu et mijoter encore 5 minutes en brassant.

Empoter en laissant 1/4 de pouce (6 mm) d'espace sous le goulot. On pourrait mettre un petit glou d’alcool aromatique au fond de chaque bocal avant.


Suivre ces instructions pour la mise en conserve des aliments acides.

    •    Stériliser 5 minutes pour des pots de 125 et de 250 ml
    •    Stériliser 10 minutes pour des pots de 500 ml


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