Kikou les amis canneux
Bion, faut que je relâche la soupape, que je laisse échapper un peu de vapeur. Je dois fermer l'interaction sur le blog pour quelques semaines. Il ne sera plus possible de me poser des questions ou de poster des commentaires durant le mois de février. Désolé mais c'est comme ça.
C'est du à ma vie professionnelle, j'ai un raz de marée de viande à transformer rapidement en saucisses. J'ai plus de loisir pentoute. Je ne suis plus ici, pour un mois. Vacances de loisir, disons. :)
Donc, pour votre divertissement, et question de jouer au drama queen avant de tirer temporairement la plug du blogue.
Voici cette vidéo, mais version texte. Car on voit mieux en lisant.
===
Le monde est stone
de Luc Plamondon
J'ai la tête qui éclate
Je voudrais seulement dormir
M'étendre sur l'asphalte
Et me laisser mourir
Stone
Le monde est stone
Je cherche le soleil
Au milieu de la nuit
J' sais pas si c'est la terre
Qui tourne à l'envers
Ou bien si c'est moi
Qui m' fais du cinéma
Qui m' fais mon cinéma
Je cherche le soleil
Au milieu de ma nuit
Stone
Le monde est stone
J'ai plus envie de me battre
J'ai plus envie de courir
Comme tous ces automates
Qui bâtissent des empires
Que le vent peut détruire
Comme des châteaux de cartes
Stone
Le monde est stone
Laissez-moi me débattre
Venez pas m' secourir
Venez plutôt m'abattre
Pour m'empêcher de souffrir
J'ai la tête qui éclate
Je voudrais seulement dormir
M'étendre sur l'asphalte
Et me laisser mourir
Et me laisser mourir
===
Non non, tout va bien pour moi, rassurez-vous. Juste que je me tape plus de 100 heures de travail par semaine. C'était juste pour relâcher un peu de pression.
Je me sens déjà bien mieux.
à bientôt !
:)
Monday, February 1, 2010
Thursday, January 21, 2010
La durée de stérilisation d'une recette de conserves n'est pas indiquée pour le format de bocal que je prévois utiliser, quoi faire ?
Accueil >> F.A.Q. >>
Si la durée de stérilisation d'une recette de conserves ou d'une semi-conserves n'est pas indiquée pour le format de bocal que prévoyez utiliser, c'est qu'elle n'a pas été testée dans ce format de bocal. Il n'y a pas de 'formule' mathématique s'appliquant à toutes les conserves. Chaque recette doit être testée individuellement pour chaque format ou marque de bocaux différents.
Je vous suggère d'utiliser le même temps de stérilisation du format bocal le plus près au-dessus.
Si vous prévoyez utiliser un format bocal plus grand, augmentez la durée de stérilisation, mais faites-le à vos risques si vous ne disposez pas de l'équipement et de l'expertise nécessaire pour en contrôler l'innocuité.
De plus, si vous voulez modifier une recette existante, ou élaborer vos propres recettes, des lignes directrices se trouvent ici. Elles aident à comprendre un peu ce qui se passe.
Moi, ça me prend environ 60 heures de travail par format de bocal, par recette de conserves d'aliments peu acides avant d'arriver à une conclusion me permettant de pouvoir la publier la conscience tranquille. Vous comprendrez donc que je ne suis pas très porté à mettre tout ce temps sur les portions de soupe de 125 ml.
Accueil >> F.A.Q. >>
Si la durée de stérilisation d'une recette de conserves ou d'une semi-conserves n'est pas indiquée pour le format de bocal que prévoyez utiliser, c'est qu'elle n'a pas été testée dans ce format de bocal. Il n'y a pas de 'formule' mathématique s'appliquant à toutes les conserves. Chaque recette doit être testée individuellement pour chaque format ou marque de bocaux différents.
Je vous suggère d'utiliser le même temps de stérilisation du format bocal le plus près au-dessus.
Si vous prévoyez utiliser un format bocal plus grand, augmentez la durée de stérilisation, mais faites-le à vos risques si vous ne disposez pas de l'équipement et de l'expertise nécessaire pour en contrôler l'innocuité.
De plus, si vous voulez modifier une recette existante, ou élaborer vos propres recettes, des lignes directrices se trouvent ici. Elles aident à comprendre un peu ce qui se passe.
Moi, ça me prend environ 60 heures de travail par format de bocal, par recette de conserves d'aliments peu acides avant d'arriver à une conclusion me permettant de pouvoir la publier la conscience tranquille. Vous comprendrez donc que je ne suis pas très porté à mettre tout ce temps sur les portions de soupe de 125 ml.
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Monday, January 18, 2010
La garniture de pâté de lièvre aux morilles (autoclave requis)
Accueil >> Stérilisation à l'autoclave >> Viandes
Cette recette de conserves est inspirée d'un truc que je fais dans ma cabane en hiver. Oui, il y a longtemps déjà, je me suis construit une petite cabane en rondins sur le flanc d'une montagne, perdue dans la forêt. Là-haut, il n'y a rien, mais aussi, il y a tout. Car parfois, du rien, c'est tout ce que je veux.
Là-haut, il n'y a pas de voisin, pas d'électricité, pas de téléphone, pas d'eau courante, ni de... salle de bains, et encore moins d'internouilles. Là-haut, tout ceux qui n'ont que deux pattes, ont aussi deux ailes, sauf moi. Seul un fou irait habiter là-haut. En effet, ce petit coin de paradis, c'est mon asile.
Il faut grimper longtemps dans une forêt dense pour y arriver. Il n'y a pas vraiment de sentier, sauf celui des souvenirs, et il faut parfois utiliser des cordes rudes pour y monter. Tout au long de l'ascension, les oiseaux alertent tous les autres habitants de la forêt de mon intrusion. Ce faisant, je croise des centaines de pistes de lièvres. Il n'y a pas de piste de motoneige, ni la moindre trace de pneu, et c'est tant mieux.
Une fois parvenu là-haut, il y a une vue imprenable, une forêt sauvage, des étoiles, et de l'air pur.
Au printemps, il y a des mouches noires, et des champignons.
En été, il y a des maringouins, et des champignons.
En automne, il y a des couleurs, et des champignons.
En hiver, il y a le silence, et des lièvres pour mon chaudron.
Le silence nous apprend bien des choses, si on sait l'écouter.
Le silence nous fait voir des choses qu'on pourrait renifler.
Le silence nous fait sentir des choses qu'on ne pourrait voir.
Le silence nous arrache le cœur dès qu'on lui tend l'oreille.
...
Contrairement aux lièvres, ils sont pas cons les champignons. Ils attendent bien sagement, en silence, bien au sec dans leurs bocaux, que les lièvres arrivent. Quand les lièvres sont là, ils en sortent pour m'offrir ce pâté.
Pendant que le lièvre mijote doucement, je mouds la farine dans mon moulin. Il m'a été offert par la cascade, ce moulin. Elle me l'a patiemment fabriqué pendant des milliers de printemps en faisant rouler une pierre dans la cavité d'une autre. Quand j'y suis arrivé, le moulin était prêt. Je me suis prosterné, j'ai dit merci à la cascade et j'ai emporté ce précieux présent dans la cabane.
Il a juste la bonne forme et son granit est parfaitement poli. Je m'en sers aussi pour moudre le café, et les épices. Je peux en faire une petite poignée à la fois. On ne sait vraiment pas comment la farine est précieuse sinon qu'en la faisant avec une pierre dans la main. Les pépites dorées y deviennent lentement un doux trésor caressé du bout des doigts. Tant qu'aux grains de sarrasin, ils y pètent joyeusement, en dégageant cet arôme particulier, qui s'accorde si bien avec le café.
le son que ça fait, est un trésor dans le silence,
l'odeur que ça dégage est une bénédiction dans l'air glacé,
les efforts que ça demande réchauffent la notion du temps,
l'usage de cet objet primitif creuse lentement l'appétit.
...
Quand le grand pâté est enfin assemblé dans un petit chaudron en fonte graissé, je le place sur une pierre plate déposée sur mon poêle à bois, puis je le recouvre d'un cul de poule à l'envers. Ça fait un genre de four, je crois, et le pâté y cuit doucement.
...
C'est une séance de torture où le bourreau commence par le nez.
Comme le temps, il fait sa besogne, sans pitié.
Mon estomac hurle de douleur dans ma tête,
mais en silence.
En plus de 30 ans, j'ai rarement réussi à en manger sans me brûler la gueule. Le pâté de lièvre aux morilles, c'est trop bon. On doit souffrir pour le mériter.
Après *ce* repas, je sors dans la neige, la tête nue sous les étoiles, et je hurle contre les loups, qui ont déchirés le silence pendant la naissance de la nuit.
En loup, je prétends qu'ici, c'est chez moi, et qu'ils sont mieux de pas venir bouffer mes lièvres ou pisser sur mes champignons.
Ils me répondent qu'ils étaient là avant, et que si ils ne m'ont pas déjà dévoré, c'est que je pue.
Je leur répond que si j'en vois rôder un près de ma cabane, je lui file un grand coup de raquette dans les couilles, voilà !
Quand j'ai bien passé mon message, je rentre dans ma petite cabane, en silence.
Eux ils continuent, :
- C'est ça, va te cacher dans ta cabane. Peureux ! Peureux !
- Il a déjà froid le gros humain ? Frileux ! Frileux !
- Non mais pour qui il se prend celui-là, un jour on va t'avoir !
Pff ! Grandes gueules ! Dans le fond, ils me craignent les loups, car j'en ai jamais vu un seul sur la montagne dont je fais partie.
Le ventre rebondi de lièvre, les cheveux pleins de flocons de rêve, j'ajoute des grosses branches dans le petit poêle, laisse sa petite porte entrouverte, me couche sur un lit étroit, fait de cordes tressées entre deux longues branches, puis recouvert de peaux de lièvres. Le lit craque sous le poids de l'effort de m'y reposer.
Enfin blotti en solitaire dans cette chaude douceur animale, je contemple le feu, hypnotisé. Le feu, c'est la télé de l'âge de pierre.
Je ne pense plus à rien, ne rêve plus à rien, n'ai plus envie de rien, et tout ces riens, me comblent. Je ne suis plus rien.
Finalement, je ronfle, pour faire chier les loups qui essaient de dormir.
Le lendemain matin, avant le café, il y aura un autre lièvre dehors pour mon chaudron. Les lièvres sortent surtout la nuit, dès que les loups ont fini de chanter. À tous les matins, y'en a un qui est resté coincé quelque part entre des branches. Je n'ai qu'à le ramasser avant qu'une autre bête ne le fasse. Il va dégeler lentement près du poêle, pendant que je bois mon café, que je mange mon gruau et mes galettes de sarrasin, les yeux reniflant le moindre détail d'une forêt infinie, à travers une petite fenêtre d'une petite cabane perdue sur le flanc d'une montagne.
Cette photo a été prise par Le Père Michel, la fois où je l'ai invité à la cabane. Il ronfle pire que moi Le Père Michel. Le lendemain, tous les loups avaient déguerpis.
Quand je redescends de la montagne, quand je redeviens tout bêtement un humain, en ville, ce pâté me manque parfois. Ma tête me dis que mon ventre en veut encore. Je descends donc parfois des lièvres, et des champignons de la montagne, et je les met dans des bocaux.
Enfin, voici comment.
Cette recette fera 18 pots de 500 ml. Chaque bocal fera un pâté, et chaque pâté nourrira un ours.
Amis Européens, notez bien que nos lièvres d'ici sont pas plus gros que des lapins et que c'est quand même délicieux avec du lapin.
Vous aurez deviné que ça prend peu d'ingrédients pour cette recette :
Au service :
Mettre les abats et les cervelles des lièvres au frais en les nettoyant. Dans votre cabane, au frais, c'est près de la fenêtre.
Couper les lièvres en morceaux avec votre hache. Placer les morceaux dans un grand chaudron, et égoutter les champignons dessus.
Couvrir la viande à niveau avec de la neige fondue. Porter à ébullition à couvert. Pour le mijoter, placer une pierre plate sur votre poêle et poser le chaudron dessus. Il va cuire comme ça à feux doux jusqu'à ce que le viande se sépare bien des os.
Durant la cuisson, on aura amplement le temps de hacher les oignons et de trancher les champignons, les cervelles et les abats. On pourrait aussi tendre les peaux sur leurs cadres et de commencer à les gratter.
Quand la viande est cuite, passer le bouillon pour le recueillir. Y verser les oignons hachés, puis réduire le tout à environ 2, 5 litres.
Pendant ce temps, désosser la viande. Il faudra brûler les os dès qu'ils seront assez secs. C'est une très mauvaise idée de laisser traîner ça dehors, et si vous les gardez à l'intérieur, les souris vont se régaler.
Sauter les abats dans un peu de graisse et les verser dans le bouillon réduit, ajouter la viande et les champignons tranchés y verser la bouteille de vin et couvrir les solides à niveau avec de la neige fondue au besoin.
Reporter à ébullition et mijoter pour une petite dizaine de minutes.
Empoter en laissant 1 pouce (2,5 cm) d'espace sous le goulot.
Suivre ces instructions pour la mise en conserves d'aliments peu acides à l'autoclave.
Durée de stérilisation de La garniture de pâté de lièvre aux morilles à l'aide d'un autoclave :
• Stérilisez 75 minutes pour les pots de 500 ml
• Non testé avec des pots d'un litre, mais 90 minutes serait suffisant, en théorie
Au service :
Cuire la pomme de terre et la carotte à la vapeur.
Dans une petite casserole fondre la graisse, y dorer la farine, puis y verser le délicieux bouillon du bocal pour l'épaissir, retirer du feu et laisser refroidir environ 5 minutes et incorporer la viande et les champignons en mélangeant délicatement pour bien l'enrober. Couvrir et laisser refroidir pendant que vous préparez votre pâte brisée.
Préparez vos abaisses de pâte brisée. Rouler votre pâte plus épaisse que d'habitude, puis en foncer une beau ramequin graissé.
Préchauffer le four à 400°F (200°C ou thermostat 7) la grille en bas.
Couvrir le fond et les cotés de votre ramequin avec des tranches de pomme de terre d'environ 1 cm d'épaisseur.
Verser la garniture dans l'abaisse en faisant un léger comble, si possible.
Couvrir de rondelles de carottes.
Mouiller les rebords de la pâte, puis y déposer l'abaisse du dessus. Bien presser les rebords puis les replier vers l'intérieur. Presser de nouveau en faisant des motifs décoratifs. Pratiquer une petite cheminée ronde au centre et décorer avec les surplus de pâte.
Enfourner et cuire pour 10 minutes, baisser le four à 350°F (180°C ou thermostat 6) Laisser cuire environ 15 minutes de plus ou jusqu'à ce que la croûte soit bien dorée.
Bon appétit ! Mais faites attention, c'est très chaud...
Accueil >> Stérilisation à l'autoclave >> Viandes
Cette recette de conserves est inspirée d'un truc que je fais dans ma cabane en hiver. Oui, il y a longtemps déjà, je me suis construit une petite cabane en rondins sur le flanc d'une montagne, perdue dans la forêt. Là-haut, il n'y a rien, mais aussi, il y a tout. Car parfois, du rien, c'est tout ce que je veux.
Là-haut, il n'y a pas de voisin, pas d'électricité, pas de téléphone, pas d'eau courante, ni de... salle de bains, et encore moins d'internouilles. Là-haut, tout ceux qui n'ont que deux pattes, ont aussi deux ailes, sauf moi. Seul un fou irait habiter là-haut. En effet, ce petit coin de paradis, c'est mon asile.
Il faut grimper longtemps dans une forêt dense pour y arriver. Il n'y a pas vraiment de sentier, sauf celui des souvenirs, et il faut parfois utiliser des cordes rudes pour y monter. Tout au long de l'ascension, les oiseaux alertent tous les autres habitants de la forêt de mon intrusion. Ce faisant, je croise des centaines de pistes de lièvres. Il n'y a pas de piste de motoneige, ni la moindre trace de pneu, et c'est tant mieux.
Une fois parvenu là-haut, il y a une vue imprenable, une forêt sauvage, des étoiles, et de l'air pur.
Au printemps, il y a des mouches noires, et des champignons.
En été, il y a des maringouins, et des champignons.
En automne, il y a des couleurs, et des champignons.
En hiver, il y a le silence, et des lièvres pour mon chaudron.
Le silence nous apprend bien des choses, si on sait l'écouter.
Le silence nous fait voir des choses qu'on pourrait renifler.
Le silence nous fait sentir des choses qu'on ne pourrait voir.
Le silence nous arrache le cœur dès qu'on lui tend l'oreille.
...
Contrairement aux lièvres, ils sont pas cons les champignons. Ils attendent bien sagement, en silence, bien au sec dans leurs bocaux, que les lièvres arrivent. Quand les lièvres sont là, ils en sortent pour m'offrir ce pâté.
Pendant que le lièvre mijote doucement, je mouds la farine dans mon moulin. Il m'a été offert par la cascade, ce moulin. Elle me l'a patiemment fabriqué pendant des milliers de printemps en faisant rouler une pierre dans la cavité d'une autre. Quand j'y suis arrivé, le moulin était prêt. Je me suis prosterné, j'ai dit merci à la cascade et j'ai emporté ce précieux présent dans la cabane.
Il a juste la bonne forme et son granit est parfaitement poli. Je m'en sers aussi pour moudre le café, et les épices. Je peux en faire une petite poignée à la fois. On ne sait vraiment pas comment la farine est précieuse sinon qu'en la faisant avec une pierre dans la main. Les pépites dorées y deviennent lentement un doux trésor caressé du bout des doigts. Tant qu'aux grains de sarrasin, ils y pètent joyeusement, en dégageant cet arôme particulier, qui s'accorde si bien avec le café.
le son que ça fait, est un trésor dans le silence,
l'odeur que ça dégage est une bénédiction dans l'air glacé,
les efforts que ça demande réchauffent la notion du temps,
l'usage de cet objet primitif creuse lentement l'appétit.
...
Quand le grand pâté est enfin assemblé dans un petit chaudron en fonte graissé, je le place sur une pierre plate déposée sur mon poêle à bois, puis je le recouvre d'un cul de poule à l'envers. Ça fait un genre de four, je crois, et le pâté y cuit doucement.
...
C'est une séance de torture où le bourreau commence par le nez.
Comme le temps, il fait sa besogne, sans pitié.
Mon estomac hurle de douleur dans ma tête,
mais en silence.
En plus de 30 ans, j'ai rarement réussi à en manger sans me brûler la gueule. Le pâté de lièvre aux morilles, c'est trop bon. On doit souffrir pour le mériter.
Après *ce* repas, je sors dans la neige, la tête nue sous les étoiles, et je hurle contre les loups, qui ont déchirés le silence pendant la naissance de la nuit.
En loup, je prétends qu'ici, c'est chez moi, et qu'ils sont mieux de pas venir bouffer mes lièvres ou pisser sur mes champignons.
Ils me répondent qu'ils étaient là avant, et que si ils ne m'ont pas déjà dévoré, c'est que je pue.
Je leur répond que si j'en vois rôder un près de ma cabane, je lui file un grand coup de raquette dans les couilles, voilà !
Quand j'ai bien passé mon message, je rentre dans ma petite cabane, en silence.
Eux ils continuent, :
- C'est ça, va te cacher dans ta cabane. Peureux ! Peureux !
- Il a déjà froid le gros humain ? Frileux ! Frileux !
- Non mais pour qui il se prend celui-là, un jour on va t'avoir !
Pff ! Grandes gueules ! Dans le fond, ils me craignent les loups, car j'en ai jamais vu un seul sur la montagne dont je fais partie.
Le ventre rebondi de lièvre, les cheveux pleins de flocons de rêve, j'ajoute des grosses branches dans le petit poêle, laisse sa petite porte entrouverte, me couche sur un lit étroit, fait de cordes tressées entre deux longues branches, puis recouvert de peaux de lièvres. Le lit craque sous le poids de l'effort de m'y reposer.
Enfin blotti en solitaire dans cette chaude douceur animale, je contemple le feu, hypnotisé. Le feu, c'est la télé de l'âge de pierre.
Je ne pense plus à rien, ne rêve plus à rien, n'ai plus envie de rien, et tout ces riens, me comblent. Je ne suis plus rien.
Finalement, je ronfle, pour faire chier les loups qui essaient de dormir.
Le lendemain matin, avant le café, il y aura un autre lièvre dehors pour mon chaudron. Les lièvres sortent surtout la nuit, dès que les loups ont fini de chanter. À tous les matins, y'en a un qui est resté coincé quelque part entre des branches. Je n'ai qu'à le ramasser avant qu'une autre bête ne le fasse. Il va dégeler lentement près du poêle, pendant que je bois mon café, que je mange mon gruau et mes galettes de sarrasin, les yeux reniflant le moindre détail d'une forêt infinie, à travers une petite fenêtre d'une petite cabane perdue sur le flanc d'une montagne.
Cette photo a été prise par Le Père Michel, la fois où je l'ai invité à la cabane. Il ronfle pire que moi Le Père Michel. Le lendemain, tous les loups avaient déguerpis.Quand je redescends de la montagne, quand je redeviens tout bêtement un humain, en ville, ce pâté me manque parfois. Ma tête me dis que mon ventre en veut encore. Je descends donc parfois des lièvres, et des champignons de la montagne, et je les met dans des bocaux.
Enfin, voici comment.
Cette recette fera 18 pots de 500 ml. Chaque bocal fera un pâté, et chaque pâté nourrira un ours.
Amis Européens, notez bien que nos lièvres d'ici sont pas plus gros que des lapins et que c'est quand même délicieux avec du lapin.
Vous aurez deviné que ça prend peu d'ingrédients pour cette recette :
- 7 petits lièvres du Québec, nettoyés (ou de petits lapins d'environ 1 kg net)
- 2 lbs (900 g) d'oignons jaunes grossièrement haché
- 200 g de morilles séchées
- 400 g de champignons sauvages variés, séchés
- 1 bouteille de vin rouge
Au service :
- des abaisses de pâte brisée
- une grosse pomme de terre
- une grosse carotte
- 1 c. à s. de farine
- 1 c. à s. de graisse (du beurre ira, en bas de la montagne, sur le plancher des vaches)
Mettre les abats et les cervelles des lièvres au frais en les nettoyant. Dans votre cabane, au frais, c'est près de la fenêtre.
Couper les lièvres en morceaux avec votre hache. Placer les morceaux dans un grand chaudron, et égoutter les champignons dessus.
Couvrir la viande à niveau avec de la neige fondue. Porter à ébullition à couvert. Pour le mijoter, placer une pierre plate sur votre poêle et poser le chaudron dessus. Il va cuire comme ça à feux doux jusqu'à ce que le viande se sépare bien des os.
Durant la cuisson, on aura amplement le temps de hacher les oignons et de trancher les champignons, les cervelles et les abats. On pourrait aussi tendre les peaux sur leurs cadres et de commencer à les gratter.
Quand la viande est cuite, passer le bouillon pour le recueillir. Y verser les oignons hachés, puis réduire le tout à environ 2, 5 litres.
Pendant ce temps, désosser la viande. Il faudra brûler les os dès qu'ils seront assez secs. C'est une très mauvaise idée de laisser traîner ça dehors, et si vous les gardez à l'intérieur, les souris vont se régaler.
Sauter les abats dans un peu de graisse et les verser dans le bouillon réduit, ajouter la viande et les champignons tranchés y verser la bouteille de vin et couvrir les solides à niveau avec de la neige fondue au besoin.
Reporter à ébullition et mijoter pour une petite dizaine de minutes.
Empoter en laissant 1 pouce (2,5 cm) d'espace sous le goulot.
Suivre ces instructions pour la mise en conserves d'aliments peu acides à l'autoclave.
Durée de stérilisation de La garniture de pâté de lièvre aux morilles à l'aide d'un autoclave :
• Stérilisez 75 minutes pour les pots de 500 ml
• Non testé avec des pots d'un litre, mais 90 minutes serait suffisant, en théorie
Au service :
Cuire la pomme de terre et la carotte à la vapeur.
Dans une petite casserole fondre la graisse, y dorer la farine, puis y verser le délicieux bouillon du bocal pour l'épaissir, retirer du feu et laisser refroidir environ 5 minutes et incorporer la viande et les champignons en mélangeant délicatement pour bien l'enrober. Couvrir et laisser refroidir pendant que vous préparez votre pâte brisée.
Préparez vos abaisses de pâte brisée. Rouler votre pâte plus épaisse que d'habitude, puis en foncer une beau ramequin graissé.
Préchauffer le four à 400°F (200°C ou thermostat 7) la grille en bas.
Couvrir le fond et les cotés de votre ramequin avec des tranches de pomme de terre d'environ 1 cm d'épaisseur.
Verser la garniture dans l'abaisse en faisant un léger comble, si possible.
Couvrir de rondelles de carottes.
Mouiller les rebords de la pâte, puis y déposer l'abaisse du dessus. Bien presser les rebords puis les replier vers l'intérieur. Presser de nouveau en faisant des motifs décoratifs. Pratiquer une petite cheminée ronde au centre et décorer avec les surplus de pâte.
Enfourner et cuire pour 10 minutes, baisser le four à 350°F (180°C ou thermostat 6) Laisser cuire environ 15 minutes de plus ou jusqu'à ce que la croûte soit bien dorée.
Bon appétit ! Mais faites attention, c'est très chaud...
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Friday, January 15, 2010
Pourquoi les dons volontaires sur mon blogue ?
Accueil >> F.A.Q. >>
L'idée d'ajouter un bouton pour faire des dons volontaires sur mon blogue est d'abord d'offrir la possibilité aux visiteurs de me dire merci. Ce site a toujours eu comme objectif d'être ouvert à tous les gens intéressés à faire leurs propres conserves à la maison. C'est sa raison d'être. Il n'a pas de but lucratif.
Cette idée m'est venue par courriel cet après-midi. C'est venu de Nancy et Jean-Guy les canneux. Je vous en met ici des extraits.
"Je me présente, Nancy la canneuse, dépendante de vos site depuis le 3 septembre 2009.
Moi qui n'étais pas trop internet, cet automne je suis tombée dedans comme Obélix dans la marmite ( au fait Vincent… la potion d'Obélix… elle se canne ?)
J'ai fais je ne sais plus combien de recettes du site de Vincent le canneux et j'ai gâté plein de gens à noël avec les résultats fantastiques. Merci Vincent de ma part… et les gens qui ont reçus les cadeaux, à qui j'ai expliquée la folie qui s'est emparée de moi, te font aussi dire merci.
[...]
Bon je m'étire encore… j'en viens au but !!!!
J'ai un grand respect de l'auteur et beaucoup d'admiration pour les gens qui sont capables de partager leur connaissances, leur façon de faire et de plus est, de les écrire de façon aussi intéressante et SURTOUT pour la générosité avec laquelle vous le faites.
Ma suggestion :
J'aimerais bien voir apparaître un bouton sur vos sites… un bouton de dons volontaires. On achète bien des livres de recettes !!! Je suis convaincue que je ne serais pas la seule à y clicker pour envoyer un montant par année selon l'utilisation ou l'appréciation de ce que j'ai trouvé sur vos sites.
[...]
Alors voilà… J'aimerais avoir la possibilité de signifier concrètement mon appréciation de ce que vous nous offrez… à vous de nous en donner la possibilité :-)
De fond du cœur, et surtout de mon estomac… MERCI !
Nancy la canneuse "
Alors Voilà ! Avec une telle requête, je n'ai pas été difficile à convaincre. Si ce blogue vous est utile, et que vous sentez le désir de m'en remercier concrètement, n'hésitez pas à le faire. Ce sera apprécié.
Ce site est un livre ouvert à tous. Tout ce qui est déjà écrit est ouvert et gratuit. Servez-vous et faites un don volontaire si vous pouvez en apprécier le contenu.
Merci.
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L'idée d'ajouter un bouton pour faire des dons volontaires sur mon blogue est d'abord d'offrir la possibilité aux visiteurs de me dire merci. Ce site a toujours eu comme objectif d'être ouvert à tous les gens intéressés à faire leurs propres conserves à la maison. C'est sa raison d'être. Il n'a pas de but lucratif.
Cette idée m'est venue par courriel cet après-midi. C'est venu de Nancy et Jean-Guy les canneux. Je vous en met ici des extraits.
"Je me présente, Nancy la canneuse, dépendante de vos site depuis le 3 septembre 2009.
Moi qui n'étais pas trop internet, cet automne je suis tombée dedans comme Obélix dans la marmite ( au fait Vincent… la potion d'Obélix… elle se canne ?)
J'ai fais je ne sais plus combien de recettes du site de Vincent le canneux et j'ai gâté plein de gens à noël avec les résultats fantastiques. Merci Vincent de ma part… et les gens qui ont reçus les cadeaux, à qui j'ai expliquée la folie qui s'est emparée de moi, te font aussi dire merci.
[...]
Bon je m'étire encore… j'en viens au but !!!!
J'ai un grand respect de l'auteur et beaucoup d'admiration pour les gens qui sont capables de partager leur connaissances, leur façon de faire et de plus est, de les écrire de façon aussi intéressante et SURTOUT pour la générosité avec laquelle vous le faites.
Ma suggestion :
J'aimerais bien voir apparaître un bouton sur vos sites… un bouton de dons volontaires. On achète bien des livres de recettes !!! Je suis convaincue que je ne serais pas la seule à y clicker pour envoyer un montant par année selon l'utilisation ou l'appréciation de ce que j'ai trouvé sur vos sites.
[...]
Alors voilà… J'aimerais avoir la possibilité de signifier concrètement mon appréciation de ce que vous nous offrez… à vous de nous en donner la possibilité :-)
De fond du cœur, et surtout de mon estomac… MERCI !
Nancy la canneuse "
Alors Voilà ! Avec une telle requête, je n'ai pas été difficile à convaincre. Si ce blogue vous est utile, et que vous sentez le désir de m'en remercier concrètement, n'hésitez pas à le faire. Ce sera apprécié.
Ce site est un livre ouvert à tous. Tout ce qui est déjà écrit est ouvert et gratuit. Servez-vous et faites un don volontaire si vous pouvez en apprécier le contenu.
Merci.
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